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Raymond Hammel : une saga familiale

HAMMEL-00Créée en 1945 à Périgueux par Rolph et Lucie Hammel la quincaillerie traditionnelle est devenue un groupe financier mené par le fils, Raymond. Invité cette semaine à l'Elysée par le président François Hollande, Raymond Hammel incarne une solide réussite. A l’heure où les grandes familles Périgordines ont le plus grand mal à transmettre et conserver leur identité se pose la question : le temps des sagas familiales est-il achevé ?

Raymond Hammel est un homme serein. Le Groupe Beaulieu Finances qu’il dirige pèse plus de cent cinquante millions d’euros et comprend quinze sociétés employant 360 personnes et desservant 20 000 clients qui en font un des leaders de la gestion des fluides sur le marché français du sanitaire, de la plomberie et du chauffage. Il y a déjà presque dix ans Raymond Hammel faisait l’acquisition d’une entreprise espagnole spécialisée dans les planchers et plafonds chauffants et qui employait une cinquantaine de personnes. L’homme savait déjà que le monde bougeait, se transformait et que pour se développer il fallait sortir des limites de la géographie familiale sans en enfreindre les règles et les codes. On est loin de la petite quincaillerie ouverte au milieu des années quarante par son père, Rolph, et sa mère, Lucie.

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Venus en 1939 comme réfugiés Rolph et Lucie Hammel s’installeront à Périgueux

Le Groupe Hammel-1« C’était à Périgueux, à la Font-Pinquet, puis rue Ernest-Guillier à partir des années soixante. J’ai vécu là-dedans en jurant de ne pas prendre la suite », évoque-t-il de ses bureaux futuristes de Marsac-sur-l’Isle, les premiers souvenirs de ce qui allait devenir une vraie saga familiale.

Nous sommes en 1939, la famille Hammel habite Strasbourg et contribue activement à la vie de la communauté israélite. Alors que la guerre éclate, arrive l’ordre d’évacuation qui les amène à Périgueux. Ils reconnaissent, aujourd’hui, avoir trouvé à Périgueux une seconde famille. La guerre achevée, Rolph et Lucie resteront. C’est dans la fameuse maternité de la rue Sirey aujourd’hui disparue, à Périgueux, que Raymond voit le jour. Il fait ses classes comme tout le monde et fréquente celles et ceux qui font le Périgueux du moment et se lie avec ceux qui feront le Périgueux d’aujourd’hui. Une note affectueuse pour son ancien copain de classe Francis Colbac, maire communiste de Trélissac. En 1968, il le reconnaît « c’était le joyeux bordel, une sorte de carnaval grandeur nature ». Il entre à Science Po : « Parce que j’avais envie de comprendre le monde, de chercher, d’avoir une approche sociologique de la société. » Il fera, par la suite, l’Institut d’Administration des Entreprises car « dans la famille il y a une fibre d’entrepreneur presque génétique. On aime créer, développer… »

Raymond Hammel revient à Strasbourg pour faire ses études : « le berceau de la famille était là-bas, le besoin d’éloignement et le retour aux sources… Je ne sais pas. Puis je suis entré dans la cellule marketing du groupe Kronenbourg. Puis mon père est venu me chercher… » C’était en 1979. 

« Il faut savoir se regarder dans la glace. On ne triche ni avec soi, ni avec les autres »

HAMMEL-02L’homme est exigeant, sans concession. De confession juive, il en adopte le système de valeurs établi sur une morale personnelle : « Il faut savoir se regarder dans la glace. On ne triche ni avec soi, ni avec les autres », enfonce Raymond Hammel.

Son épouse, Annie-Claude, pédopsychiatre est de tradition séfarade, c’est-à-dire, dans la religion juive d’origine espagnole. Lui, de tradition ashkénaze, c’est-à-dire d’origine d’Europe centrale. Il reconnaît sans ambages que son épouse, sa famille, représentent « ce qui reste quand on a tout perdu ».

Avec ses trois cent soixante salariés et ses cent cinquante millions d’euros de chiffres d’affaires, le Groupe Hammel-Beaulieu, installé sur les Champs-Elysées, à Paris comprend quinze sociétés dans les domaines les plus divers : robinetterie, chauffage, plomberie, sanitaire, l’adoucissement et la stérilisation des fluides, la fabrication de raccordement pour tuyauteries, l’informatique et l’aménagement de linéaire pour la grande distribution sans oublier le marché des piscines… Ouf ! Raymond Hammel explique : « Nous entendons maintenir l’esprit familial du groupe. Nous en détenons 100% et c’est assez rare pour être mentionné. » Une situation presque contre nature.  

Naissance d’une aristocratie d’affaires 

Tout au long du dix-neuvième siècle, les entrepreneurs établissaient de vraies dynasties. De l’aristocratie du sang nous passions celle du bien acquis. Au dix-neuvième siècle, le Périgord, jusqu’alors très majoritairement rural, s’industrialise et s’urbanise donnant naissance à une bourgeoisie dont le développement et la puissance d’argent font de plus en plus contrepoids à l’aristocratie traditionnelle. Affranchis dans une large mesure, dès le règne de Louis XIV, et de façon plus complète et plus formelle en 1789, des interdits qui pesaient sur eux, les juifs et les protestants se tailleront rapidement, dans cette nouvelle aristocratie une place importante. Ils étaient, les uns et les autres, rompus au négoce et au maniement de l’argent, seules activités qu’ils eurent permission d’exercer durant des siècles.

C’est aussi l’époque des alliances entre la vieille aristocratie et les riches héritières permettant ainsi aux nobles de se maintenir ! Ainsi, par exemple, En 1828, Joseph Napoléon Ney, deuxième prince de la Moskova issu de la noblesse d’Empire épouse la fille du banquier Lafitte.

Il y aura, plus tard, toute une série de mariages avec des demoiselles juives fortunées dont on trouvera les descriptions dans les romans de Marcel Proust ou de Guy de Maupassant. Ainsi, en 1878, Agénor, onzième Duc de Gramont contractera un mariage avec Marguerite de Rothschild ; en 1822, Alexandre, troisième Prince et Duc de Wagram, épouse Berthe de Rothschild, sœur de Marguerite.

Viendront aussi les mariages américains : Boniface, Marquis de Castellane et Hélie, cinquième Duc de Talleyrand sont les époux successifs d’Anna Gould, fille d’un propriétaire de lignes de chemin de fer et de télégraphe aux Etats-Unis alors que Joseph de Riquet, Prince de Chimay et de Caraman, s’allie à Clara Ward, fille du « roi » du cochon à Détroit. En 1874, Gabriel, huitième Duc de Praslin, se marie avec Elisabeth Forbes dont la dot s’élève à un million de dollars !

D’autres, enfin, choisissent leur femme dans les « 200 familles » : Pierre de Cossé, douzième Duc de Brissac épousera une Schneider ; le Prince Amaury de Broglie, une Michelin. 

La notion de transmission est ici très forte, marquée par l’histoire 

HAMMEL-04Le Périgord, plus écarté des grands mouvements de la société est resté sur des dynasties moins en vue. L’aristocratie mieux implantée, une petite industrie, un commerce plus florissant et une fonction publique développée constituent l’ossature de la société Périgorde. Cet équilibre discret, ce charme désuet, correspondaient mieux à l’esprit de la famille Hammel. Loin de ces grands noms célèbres, elle se veut provinciale tout en traduisant aussi ce sentiment d’appartenance, cette identité à la fois culturelle et économique liés à un terroir. A la sortie des ténèbres de la guerre, Rolph et Lucie Hammel ont choisi de vivre, d’entreprendre, de créer en Périgord. Ils avaient par leur culture, leur personnalité, cet esprit de dynastie, de saga. La notion de transmission est ici très forte, marquée par l’histoire. Plus d’un demi-siècle plus tard, le père a cédé au fils, Raymond, et celui-ci a su faire prospérer l’affaire. C’est assez rare pour être relevé.

Aujourd’hui, les plus grandes familles issues de l’entreprise, celles de l’industrie ou du commerce, sont le plus souvent en faillite. La restructuration imposée par les évolutions ouvre la porte à des bailleurs de fonds qui n’ont souvent plus rien à voir avec ce que certains appellent encore le « paternalisme » ou encore « l’esprit de clocher ». On l’a vu, notamment, lorsque le député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle avait entrepris une grève de la fin pour sauver l’entreprise que projetaient de fermer des investisseurs japonais. Des pans entiers de notre économie ont depuis cédé devant la mondialisation et l’arrivée des capitaux vitaux économiquement mais incertains sur le futur d’un territoire. 

« Je ne suis que l’héritier du travail de mes parents, de leurs valeurs morales » 

Raymond Hammel mesure avec justesse et précision que sa  situation personnelle est exceptionnelle. En Dordogne, les successions de père en fils réussies sont peu nombreuses. Elle relève même du miracle. Il y a, en tout état de cause, dans cette saga Hammel, le « buffle de terre » qu’est Raymond, signe qui s’appuie sur la stabilité, le sens du devoir et celui de la famille. A tout ceci Raymond Hammel répond : « Je ne suis que l’héritier du travail de mes parents, de leurs valeurs morales ce qui donne à ma vie une responsabilité particulière et qui dépasse les apparences de la réussite économique ou financière. » La disparition de Rolph Hammel, en 2006, marquait profondément le Périgord tant celui qui était reconnu et respecté comme Président honoraire de la Communauté juive de Périgueux était lié à l’histoire de la ville. Plus que jamais la saga Hammel devait se poursuivre.

Raymond Hammel s’est attaché encore davantage à développer son héritage avec, déjà, le souci de la transmission. Ses deux fils le rejoindront. David Hammel à la Direction de la stratégie et Mickael Hammel à celle des participations. Ils participent, avec leur père, depuis ces dernières années, à la poursuite du développement du Groupe. Dès lors, la croissance externe à laquelle il n’a cessé de croire et d’œuvrer prend toute sa forme. Terriblement exigeant pour ses collaborateurs, à l’heure où le rétroviseur s’affiche il égrène la valeur du temps, du futur qui s’éloigne toujours mais aussi du passé qui empile les souvenirs et assouplit les passions. Il cultive l’enthousiasme et inscrit son action dans la stricte observance de la tradition familiale. 

Sa personnalité s’accommode maladroitement des passages obligés, des mondanités 

HAMMEL-03Raymond Hammel affirme une certaine courtoisie, une forme de timidité sortie d’un autre temps. Il a appris à maîtriser ses émotions, à gérer ses humeurs et sentiments. Pourtant, selon ses proches, il sait faire claquer l’autorité indispensable à l’action. On pourrait même dire qu’il est craint.

L’homme public qui célèbre autant Simone Veil que Winston Churchill, partage joyeusement l’escalope milanaise et le Château Ozone – son vin préféré – est réservé. Il fait rarement le premier pas. Il a siégé dans les instances locales puis nationales du Medef, il a occupé la première vice-présidence de la Chambre de Commerce et d’industrie de la Dordogne mais s’est toujours refusé à l’action politique alors que les sollicitations lui parvenaient. Sa personnalité s’accommode maladroitement des passages obligés, des mondanités.

Son ami Xavier Darcos qui lui a remis la Légion d’honneur aurait bien aimé, en son temps, mettre en musique les compétences et le carnet d’adresses du chef d’entreprise reconnu qu’est Raymond Hammel. Maniant le verbe avec délicatesse, tout en circonvolution, il sut égarer les propositions ainsi formulées. Faut dire qu’il a été parfois déçu par l’action publique qu’il considère comme trop stérile. Même lors de la fusion des deux Chambres de Commerce et d’Industrie – celles de Bergerac et Périgueux en 2005 – qu’il appelait de ses vœux il a pris du recul et s’est retiré sur la pointe des pieds. Lorsqu’on évoque la déception son visage oscille ente le sphinx et le carabin : « J’ai mes affaires… ma famille. » Son destin, il  tient à le garder dans ses mains et dans son cœur. Une sorte de principe immuable. 

Le fils de Ralph et Lucie est inclassable et c’est ainsi qu’il l’entend 

A-t-il songé à échapper à son destin ? Si la tentation a existé, elle était fugace. On le dit dilettante, absent ? Non, l’homme a ses priorités et celles-ci ne sont effectivement pas celles de ceux qui se situent hors de cercle de sa famille. Toujours elle.

A l’âge où certains pensent à la retraite, celui qui se ravit des films où trônent Lino Ventura ou Claudia Cardinale préfère regarder la croissance de son groupe et la bonne tenue des ses fils. Discret et travailleur – on l’aura compris – ce serait, à ses yeux, une faute de goût de trop briller dans le microcosme Périgourdin. L’authenticité du marché de Périgueux, le samedi matin, lui convient parfaitement. Là, il retrouve un autre destin, celui de la ville qui a accueilli sa famille dans les moments les plus douloureux. Il croise là quelques visages qui s’inquiètent de la santé de « Monsieur Hammel » et moins de ses entreprises. Il aime se fendre des derniers potins et fait ses courses. Peut être aura-t-il acheté un bouquet de mimosas, sa fleur préférée, pour son épouse. Demain, il le sait mais c’est un autre monde, il sera en Italie ou à New-York.

Le fils de Ralph et Lucie est inclassable et c’est ainsi qu’il l’entend. Il y a chez lui quelque chose de florentin avec ce petit parfum d’authenticité qui rassure et souligne que le plus important ne peut être dans les apparences de la réussite mais dans ce « ailleurs » qui est le secret intime avec lequel il laisse battre son cœur. Pour le futur, il préfère s’en remettre à la destinée. Comme son père en 1979 il a fait le voyage vers ses deux fils afin qu’ils poursuivent leur initiation à la vie. Une famille, une saga, ce sont des rites et des initiations qui ne sont qu’un éternel recommencement. C’est aussi un acte sacré. Une sorte de Loi divine.

Texte et photos : Pascal SERRE


 

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