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Le cœur à l’ouvrage : des chiffres et des lettres

CAILLÉ-01Gérard Caillé, restaurateur Périgourdin bien connu, sort ses mémoires non interrompues ce samedi 13 septembre, au Jaune Poussin, son restaurant de la rue Wilson, à Périgueux. Peu d’entrepreneurs s’abandonnent à l’exercice littéraire. Dans une période où les humeurs se font chagrines ce livre est une invitation à renouer avec la fureur d’entreprendre et de vivre.

Un certain Jean Ducourtieux, Périgourdin, un des créateurs de la pâtisserie industrielle, a ouvert la voie à faire rejoindre les chiffres et les lettres dans un ouvrage judicieusement titré : « La main à la pâte ». C’était il y a douze ans. L’an passé, l’industriel Pierre Delmon ouvrait sa destinée dans «  Avec le recul du temps » ; moi-même, dans « Faits divers ou la parabole du publiciste et du hamster ». Cette fois, c’est Gérard Caillé, un battant, novateur de la restauration low-cost qui, durent une petite année a revisité sa vie d’entrepreneur, mais pas seulement. Le résultat – Le cœur à l’ouvrage – est de la même veine que ces prédécesseurs : transmettre aux générations futures une série de témoignages.

L’écriture ? Une nouvelle jeunesse

GC-01-01-COUVERTUREAinsi, le club très fermé des « entrepreneurs écrivains » s’agrandit. Patrons le jour, écrivains la nuit, leurs ouvrages ne sont pas forcément des best-sellers même si chacun cherche naturellement à être lu par le pus grand nombre. Avec leur stylo ou leur clavier ils donnent tous une nouvelle dimension à leur engagement, à leurs passions. Ils sont tous autodidactes et l’exercice de l’écriture est vécu comme une véritable initiation, « une nouvelle jeunesse » explique Gérard Caillé qui reprend aussitôt : « au fond la jeunesse est un état qu’il faut entretenir par la curiosité, le besoin d’apprendre, le souci de partager. En écrivant que je n’ai fait que traduire ma pensée.»

En bon chef d’entreprise, sans céder quelque ligne ou mot, chacun s’est entouré de conseils. Gérard Caillé : « je ne suis pas un écrivain. J’ai des choses à dire mais il faut bien les dire pour être bien compris. Je suis un éternel apprenti qui veut apprendre mais faire par lui-même. Quand le livre est sorti il ne s’agit pas de se défiler… » Gérard Caillé ouvre son récit par cette phrase : « un gagnant ne lâche jamais, un lâcheur ne gagne jamais. » Tout est dit mais tout reste à expliquer, à démontrer, à prouver.

De ses Charentes natales au Périgord, le jeune apprenti en charcuterie n’aura de cesse de multiplier les aventures jamais hasardeuses mais toujours bien calculées. Presque millimétrées. Et si les épreuves l’assaillent il reste au gouvernail en ne regardant que les instruments de bord et le cap de sa vie qu’il ne peut concevoir que dans ses valeurs familiales et humanistes.

Un temps il se fait importateur en matériel hôtelier ; un autre, il est marchand de tableaux ; enfin, avec un camion qu’il a aménagé il fait les foires régionales. Rien n’arrête Gérard Caillé. Même quand sa santé semble vouloir mettre un terme, il s’accroche et continue.

La coqueluche des médias

De la charcuterie il passe à la restauration. De Royan à Périgueux en passant par Limoges. Il épouse Françoise, « Fanfan ». Il sont deux enfants qui sont tout pour Gérard. Quatre décennies au cours desquelles tous deux bâtissent un destin commun qui, aujourd’hui, est leur jardin d’éden.

Les plus anciens se rappelleront l’ouverture de la pizzeria « La Sicilia », rue Pierre Sémard, à Périgueux. C’était en 1981. L’emplacement était épouvantable ; Françoise et Gérard le transforment en lieu incontournable. Puis, c’est « La Grappa », place Saint-Silain qu’il cède, comme il céda « La Sicilia », au firmament. Direction Limoges où il ouvre « Les Garrigues ». « On venait de Royan, de Périgueux » dit-il aujourd’hui.

Mais, Périgueux l’a conquis. Il y revient et ouvre son restaurant Low-cost, rue Wilson. Là encore un emplacement pas franchement avenant. Mais, c’est Gérard et très rapidement le succès est au rendez-vous. Il devient la coqueluche des médias locaux mais aussi nationaux. C’est toujours ainsi aujourd’hui.

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L’homme de spectacles

img026Gérard est un trépidant mais calculateur chef d’entreprises. Avec Françoise il partage la passion pour le jazz et le monde des artistes. Ceux-ci, des plus obscurs aux plus grands, seront associés à leurs aventures au travers plus de 1 200 spectacles qu’ils organisent. Il sera aussi l’ordonnateur des messes gastronomiques de nombreuses élites politiques qui trouvent chez lui la convivialité et un professionnalisme que couronne une grande discrétion. Il n’oublie jamais les plus humbles qui apprécient sa bonne humeur et ses attentions. Gérard Caillé a toujours le souci de ne jamais décevoir.

L’ouvrage de Gérard Caillé nous propose une plongée dans la géographie sentimentale de nos terroirs qui donnent à la France son identité dessinée par les élèves des Hussards noirs de la République, celle des poulbots et gavroches de nos belles provinces.

Au fil des pages et des récits, Gérard Caillé est prévenant envers chacune et chacun ; il a veillé à n’oublier personne. Ce n’est pas sa réussite qui compte, ce sont les autres, tous les autres, avec lesquels il a effectuer sa marche en avant. Toujours ce souci d’être en accord avec les autres, donc soi-même. Un temps franc-maçon, gadjo chez les manouches évangélistes, il se nourrit des différences avec lesquelles il bâti son destin le plus intime.

« C’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens »

GERARD-CAILLE-JAUNE-POUSSIN-001Il y aussi dans « Le cœur à l’ouvrage » quelques leçons aussi simples que nécessaires pour « réussir ».  Car, le salut passe par l’entreprise et Gérard Caillé a accumulé une foule d’expériences desquelles il tire son propos : « Entreprendre c’est accepter le risque et même l’échec. » Il sait de toute évidence de quoi il parle.

Avec le cœur à l’ouvrage, alors que le pays traverse une crise de confiance et semble figé, Gérard Caillé, dans cet ensemble de témoignages, nécessairement imparfaits, rappelle que l’on ne dit jamais assez aux gens qu’on les aime. C’est ainsi qu’il invite le lecteur à naviguer entre les récifs et les plages bienveillantes de sa vie, toujours inachevée.

Comme l’auteur le dit : « C’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens. » A n’en pas douter, le bal n’est pas encore achevé et Gérard Caillé entend, avec son livre, parcourir la France et contribuer à éclairer jeunes et moins jeunes dans la brume actuelle.

Texte : Pascal SERRE

Présentation le samedi 13 septembre de 10h à 17 h au restaurant Jaune Poussin, 33 rue Wilson à Périgueux 

Photos : Rémy Philippon et Droits réservés

Le cœur à l’ouvrage – Gérard Caillé – Guillemets - 179 pages – 14,50 € - A commander : Gérard Caillé –Jaune Poussin – 33 rue du président Wilson - 24000 Périgueux – Tél. 05 53 06 90 70


 

 

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