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Claude et Claudette Monfumat : les enfants du paradis

Claude-MONFUMAT-03Ils sont nés au temps des congés payés. Ils se sont mariés alors que de l’autre côté de la méditerranée s’évanouissait le rêve de l’Algérie française. Aujourd’hui, Claude et Claudette Monfumat sont les dépositaires d’une vie qui n’a connu que le paradis de leur quartier, celui de la Cité Bel Air, à Boulazac, tout près de Périgueux.

 

Dans leur maison de la rue Jean Desplat si évocatrice de cette période où se faire bâtir était avant tout une histoire d’amour, faite de pierre et de béton, avec son petit jardinet et ses pièces millimétrées aux besoins du quotidien, Claude et Claudette Monfumat continuent de dessiner les choses simples qui, avec le temps, deviennent un jardin extraordinaire. Chez eux, de toute évidence, le jardin ne peut être qu’un paradis sans autre dieu que celui qui rend les bons jardiniers justes et bons.

Tous deux, assis autour de la table revêtue de la toile cirée ont cette complicité nécessairement secrète qui fait que la passion a ouvert la porte de la courtoisie. Claude a passé sa vie à entretenir une existence qui évite les bas et se prémunit des hauts toujours incertains. Tous deux ont passé leur vie dans ce quartier qui représente tout leur patrimoine.

De la place du ciment au village nègre

Claudette est née à quelques dizaines de mètres de sa maison actuelle, une maison construite en 1936, au 50 rue des bains. « Avec des moellons récupérés lors de la démolition du quartier de Sainte Ursule à Périgueux. Il y avait une seule ferme au bout de la rue » explique-t-elle.

Au début des années cinquante le quartier est constitué de la partie laissée par les américains en 1917 et qui s’est progressivement remplie de familles d’ouvriers, mais aussi de jardins et même des prés de luzernes ou de blés, avec des élevages. D’ailleurs, bien souvent et pour améliorer l’ordinaire les familles possédaient un mouton, un cochon, des poules et des lapins. « Jean Desplat, explique Claude, était un propriétaire de terrains auquel on a rendu hommage en donnant son nom à la rue où j’habite. » Il n’est pas rare de voir des moutons paître prés des fossés et là où il y a aujourd’hui le stade existait un dépôt d’ordures pour les villes de Boulazac et Périgueux.

La Cité Bel Air est aussi une géographie diverse où l’histoire a imprimé une culture lilliputienne. Il en est, par exemple, de cette « Place du ciment » située derrière la mairie annexe et dont le nom a pour origine son sol en ciment que les américains avaient aménagée quand ils construisirent leur camp. Pour Claude ce serait « la place d’armes où les soldats faisaient leur revue ».  Le fait est que les habitants se rendant sur le lieu disent : « On monte au ciment ».

De même, il y a le « Village Nègre » qui est en fait le cœur même de l’ancien camp américain. Claude explique : « Ce n’est pas qu’il y avait des gens de couleur et il n’y a aucun racisme. Mais, c’était là que s’installèrent en premier les « expatriés » venus d’ailleurs chercher du travail et un logement à partir des années vingt.  Au début, ces gens étaient un peu isolés et ne se mêlaient pas forcément avec les autres. » Claude, qui se dit « frontalier » car il est né boulevard du Petit-Change, à la limite du quartier, démontre ainsi que on est toujours l’étranger de quelqu’un ou de quelque chose.

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Quand hier est mieux qu’aujourd’hui

Nous sommes en 1956. C’est en passant en vélo devant la maison de Claudette que Claude la découvre à sa fenêtre. Le jeune homme, surpris et emporté par l’émotion, fait une embardée et tombe dans la rue. La légende voudrait qu’elle l’ait relevé et soigné. En tous les cas ils ne se quitteront plus. Claudette et Claude se rappellent toujours de la scène et ils en rient. 

En 1959 Claude et Claudette se marie. De cette union naitront quatre enfants. Claude : « Notre mariage fut une grande fête de famille qui dura trois jours, à la Cité Bel Air, avec le bal à la guinguette de Barnabé, le samedi soir. » Claudette : « Parmi nos cadeaux nous avions un seau en plastique et une couade – appelée aussi canole en Périgord – une louche à eau pour se laver les mains car nous n’avions pas l’eau courante, et un garde à manger que l’on descendait dans le puits pour conserver la fraîcheur des aliments. Il faut savoir que chaque famille possédait un puits car nous n’avions pas encore l’eau courante. Les WC étaient à la turque et à l’extérieur dans un petit cabanon dédié. » Claude se glisse : « Nous utilisions les excréments comme engrais dans les jardins. Pour la douche nous allions une fois par semaine aux bains-douches publics situés à Périgueux, rue Louis-Mie. » Tout ceci est raconté avec ce brin de nostalgie qui fait croire que jadis c’est toujours mieux qu’aujourd’hui.

Mais Claudette se rappelle aussi l’arrivée de la première machine à laver qui fonctionner à l’électricité et avec une bonbonne de gaz, l’arrivée de la télévision, en 1960, qui réunissait les voisins pour les grandes séries de l’époque. De l’eau courante, un peu avant. C’est l’entrée dans les années soixante qui voit arriver l’assainissement – entre 1962 et 1965  –,  l’eau courante, les commodités, l’éclairage public et le goudron revêtir le gravillon ou la terre battue, la disparition des fossés dans les rues du quartier.

Il y avait les séances de nettoyage du linge, dans les jardins, où l’on voyait les femmes s’activer autour de la grande lessiveuse posée sur un trépied et sur le feu bien entretenu pour la circonstance. Des journées entières. Avant internet il y eut l’arrivée du téléphone. Une véritable épopée. Les commerçants avaient la priorité ce qui fait que les particuliers attendaient parfois plusieurs années. « Pour téléphoner, explique Claude, nous nous rendions chez l’épicier du coin ou au bistrot. C’était comme ça et on ne s’en plaignait pas. »

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Il y avait toujours une raison de faire la fête

Durant les quatre décennies qui suivent la fin de la guerre le quartier de la Cité Bel Air multiplie les fêtes. Claude et Claudette pétillent quand ils évoquent celles-ci. « Ce devait être en 1947 ou 1948, en juillet… une course cycliste avait été organisée. Les coureurs, des gens du quartier, s’étaient habillés en costume 1900 avec les maillots rayés et les casquettes et les vélos étaient tous décorés et fleuris. Le parcours traversait les principales rues du quartier et aboutissait par la descente de la rue des bains à la guinguette de Barnabé où les coureurs devaient plonger avec leur vélo dans la rivière sous les applaudissements de la foule. Le temps était magnifique et c’était un habitant, monsieur Gay, qui avait gagné et autant dire que ce fut bien arrosé. »

A l’époque les fêtes étaient organisées par les gens du quartier. A partir de 1950 il y avait le carnaval à la mairie annexe, mais aussi la fête de l’école avec bal et buvette, les concours de belote durant l’hiver, et ceux de pétanque durant l’été, sur la « place du ciment », chaque 14 juillet c’était le traditionnel bal.  Ecoutons Claude : « Pour la fête foraine les riverains acceptaient que l’on branche sur leur compteur les guirlandes multicolores. Ce ne serait pas possible aujourd’hui. Oui, on savait vivre… » Claudette : « nous avions toujours une raison de se retrouver autour d’un apéro, jouer aux cartes, faire une pétanque, et même regarder la télévision à plusieurs car tout le monde n’avait pas encore la petite lucarne… »

Et puis, il y a « La Guinguette », celle de Barnabé. A son nom Claudette et Claude rient de bon cœur : « Ah c’était quelque chose ! Le samedi après-midi et soir, le dimanche après-midi et soir c’était le lieu de rendez-vous des familles et des amoureux. On venait danser au son de l’orchestre du « Casino de Paris ». On retrouvait des gens de Périgueux et même d’ailleurs. Tout était remarquablement bien organisé. C’est là aussi que j’ai appris à nager. A « La Petite rivière » ainsi appelée car situait un peu à l’écart et protégée par des roseaux et un niveau d’eau pas trop profond. Il y avait la location des pédalos et le bac qui permettait aux gens de l’autre rive – Trélissac – de venir. Et il ne faut pas oublier le mini-golf qui a du ouvrir au début des années cinquante. »

Et puis, encore, il y avait les fêtes familiales, les naissances mais aussi les disparitions. Jusque dans les années cinquante il y avait le rituel de l’abattage du cochon. Claudette : « Mon oncle « Bourrissou », un boucher venait spécialement pour la journée. C’était sous la tonnelle et prés du puits. Le soir tout le monde se retrouvait pour un grand repas. » 

Il y avait enfin « Le Moulin rouge », un autre dancing, un bar et restaurant, sur le Boulevard du Petit-Change, côté Boulazac, c’est important. Une fois par semaine c’était la séance : « c’était le rendez-vous des amoureux explique Claude qui poursuit quand le film sautait et que l’on se retrouvait dans le noir c’était le signal d’un petit chahut et des baisers… » Il paraît, selon Claude, que l’on pouvait monter dans le haut du moulin et que l’on faisait tourner les ailes ce qui enchantait les enfants.

BARNABÉ--MONFUMAT

Une vie honnête avec des gens honnêtes

Claude-MONFUMAT-01Claude, après avoir travaillé dans les entreprises du quartier, notamment la menuiserie Desuze et Deveaux qui employa jusqu’à 35 personnes, intègre le personnel de la commune de Boulazac. Militant communiste il mesure la grande solidarité qui anime le parti lequel s’attache à l’accompagner dans sa vie quotidienne. Aujourd’hui, Claude relate : « Je suis entré en 1969, grâce à Lucien Dutard qui était maire. Pour l’embauche il fallait savoir se servir d’une faux, d’une tranche et d’une fourche. Je devais entretenir les fossés. Avec Jacques Auzou et le développement de la commune je me suis retrouvé comme technicien au centre culturel. Avec les années les choses ont bien changées. Je suis parti à la retraite en 1996. »

Claudette, de son côté, a travaillé dans des commerces de Périgueux avant d’intégrer le personnel communal de Boulazac à la restauration et à l’entretien des écoles. Une vie honnête avec des gens honnêtes. Deux destins qui ont  seulement voulu repousser les murs d’une vie ordinaire sans froisser celle des autres. Tous deux sont à l’image de ce quartier, champ clos d’une existence au relief sublimé par le devoir de ne pas blesser le futur. 

Les belles histoires et les grands personnages

Les personnages, ceux qui donnaient aux lieux une âme particulière et une identité au quartier restent très vivaces dans la mémoire de Claude et Claudette.  Il y avait le ramasseur de peaux de lapins qui passait tous les mois, un certain « Delage ». De sa carriole sur laquelle il déposait ses trophées il disait qu’elle marchait au « gaz de haricot »… Et il chantait en passant dans les rues. Le laitier qui servait à domicile son breuvage à la louche et sans que les maladies invoquées aujourd’hui n’affectent les consommateurs. Prés de la mairie annexe, dans un vieux bus, vivait « Bonnefond » un braconnier qui allait pêcher la nuit dans la rivière en contrebas les futures fritures commandées la veille.  Le coiffeur, Prosper Combescot, dont les talents de coiffeur était avant tout d’être un lieu où se racontaient les histoires du quartier. Léo Mortessagne, le vielleux, qui venait jouer avec des copains dans les repas de fête. Tout un peuple de petits artisans faisait du quartier un lieu de vie extraordinaire : le cordonnier, Monsieur Morlet, face au cimetière de Saint-Georges, le marbrier « Vessat », le fleuriste « Bonvoisin », l’usine de conserves Daburon, le tanneur de la rue du gué de Barnabé chez lequel les habitants apportaient les peaux des animaux abattus et qui faisaient réaliser des manteaux, des vestes ou des descentes de lit, sans parler des vapeurs de javel qui émanaient de la fabrique et s’évanouissaient dans les rues. Coup de projecteur sur « Copette » le clochard qui allait faire la manche à la sortie des églises avant que se rendre dans un des quinze bistrots du quartier. 

La mémoire des humbles qui ne savent pas que leur destin est extraordinaire

Avec leurs vies écossées des graines qui disposent une existence ordinaire Claude et Claudette possèdent un supplément d’âme que notre temps a déserté. C’est l’attribut des gens accordant leur regard aux saisons avec la bienveillante résignation sur le temps qui s’effiloche doucement.  Leurs yeux sont ainsi ceux d’une jeunesse qui ne dit plus son nom. Et si le paradis existe il ne peut être qu’ici et maintenant. De ce quartier qu’ils n’ont jamais quitté, Claude et Claudette regardent les transformations sans succomber à une grise mélancolie tout en s’excusant de regretter de ne plus avoir des nouvelles de leurs nouveaux voisins cadenassés dans leur maison. Alors, bien sur, quand est venu le temps de se séparer les deux compères ne soupirent pas et leurs visages dessinent toujours cette voluptueuse attitude qui caractérise une existence pudique et  feutrée. Dans les rues encore soumises au soleil l’aiguille du temps qui passe s’ébroue signant la fin de sa sieste. Sur le pas de la porte de leur maison Claude et Claudette avec leur beauté spontanée et fragile, sereins sous le voile léger de leurs rêves candides, tracent toujours cette mémoire des humbles qui ne savent pas que leur destin est extraordinaire.

Texte et photos : Pascal SERRE


 

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