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Appelez-moi Jackie

VSM 01 copieAvec « Appelez-moi Jackie » la confrontation entre Virginie Simon-Malard et Jackie Kennedy relève de l’adulation de la première pour la seconde. Cet essai autobiographique post-mortem par le cœur d’une bachelette sur une phrynée audacieuse alimenterait Freud davantage que les historiens.

 

Si rien ne l’arrête, Virginie Simon-Malard peut s’accrocher au rameau d’olivier des auteurs qui font le succès des bonnes maisons d’édition. Du haut de ses 24 ans elle a les qualités d’une auteure des temps modernes. Elle développe un charme discret qui sied aussi bien à la bourgeoisie de province qu’aux salons du 16e arrondissement de Paris, elle a le sens du marketing éditorial et témoigne d’une prédisposition intime pour romancer la vie des grands de ce monde version Paris Match ou Gala. Toutefois pour que sa gloire se rapproche de celle de son icône il lui faudra du travail et de l’ambition. 

Durant quatre années, après des études aux Beaux-arts, Virginie Simon-Malard s’est plongée dans la presse et les livres qui ont raconté en long et en large les vies de Jackie, l’épouse du président puis de l’armateur Onassis. L’auteure périgourdine s’est agrippée au personnage comme d’autres entre en religion auprès de Céline Dion.

Combien aimerait-elle qu’on l’appelle Jackie !

14956478 785682171572271 590856750707898092 nEn utilisant tout au long de son récit le « je », l’auteure s’approprie une histoire qu’elle voudrait être la sienne. Virginie Simon-Malard entre par effraction dans un assemblage de réalités et d’interprétations qui pourraient entrainer la controverse avec des historiens moins assujettis au personnage de Jackie. Mais, aussi, elle nous entraine dans une multitude d’évènements plus ou moins connus qui, de toute évidence, fascinent l’auteure. 

Au travers de Jackie Kennedy, Virginie Simon-Malard parle d’elle, de ses désirs, de ses fantasmes aussi. Quelque part, toutes réserves émises, le comportement littéraire est plus proche de La Vie sexuelle de Catherine M. de Catherine Millet que du Journal de jeunesse de Germaine de Staël. Combien aimerait-elle qu’on l’appelle Jackie !

Une image embaumée érigée en totem personnel

appelez moi jackieAinsi, l’auteure reste dans une prestation juvénile, sans le recul qui ouvrirait un engagement autre que cette passion vertigineuse qui laisse Maryline et John au rayon des accessoires.

Le livre est le regard d’une nymphette déjà avertie sur la condition féminine mais transgressé par une image embaumée érigée en totem personnel. D’ailleurs, c’est à l’âge de 16 ans que l’auteure découvrit et s’enchaina à son personnage. Et à ce titre le récit ne manque pas d’intérêt car, au delà du regard du psychanalyste sur cette trouble relation exaltée dans le « je », le livre augure – on le souhaite – un tout autre travail qui passe de l’admiration à une substance plus distanciée. Une germination vers un regard tout aussi tendre mais plus accompli. Et puis, cette façon très intimiste de s’identifier à son personnage est une approche littéraire aussi géniale que scabreuse.

Ce premier ouvrage est le premier épisode ou chapitre d’une carrière littéraire presque toute tracée. C’est là que les deux destins, celui de Jackie et celui de Virginie pourront partager le même goût du pouvoir : celui d’être femme.

Texte et photo : Pascal SERRE
Appelez-moi Jackie par Virginie Simon-Malard, 424 pages, Ifie Mediapress, 20 euros.


 

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Les gazouilladesde Pascal Serre

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MARIANNE copie 2Même si l’automne frappe au carreau, entre le Pont de Beynac et la galerie Montaigne à Périgueux, les élections européennes passées et à six mois des élections municipales, je ne parviens pas à quitter mon hibernage politique. Et finalement, je m’y repose des coups bas, des trahisons et des hypocrisies. La politique, c’est toujours entre vice et vertu. Parfois les deux constituant les deux jambes de l’initié quitte à faire pleurer Marianne.

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