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Vœux 2017 : à chacun son Paradis.

Pour ouvrir et accompagner cette année 2017, celle où j’atteins la rive de la soixantaine, j’ai choisi cette image presque volée à l’autre bout de la planète, il y a dix ans. Cette image est en trois parties : un homme, une plage et l’océan.

L’homme, dont je ne sais rien, est assis sur une plage paradisiaque des Mascareignes. La plage, avec son Filao qui abonde la sérénité vertigineuse, ouverte sur un horizon aussi infini par la nature que limité par le regard humble et hermétique de l’homme, invite à la méditation, sans autre but que de prolonger la béatitude intérieure qui enveloppe la scène.

VOEUX 2017 PHOTO

L’océan apaisé, simplement là pour la beauté et non pour répondre à une quelconque fuite désespérée est comme un chat : il ronronne sous la brise qui lèche la surface de l’eau sans jamais aller au-delà de l’équilibre intime entre l’homme et son univers.

Je pense au Chercheur d’or de Jean-Marie Le Clézio avec cette ultime phrase : « Il fait nuit à présent, j’entends jusqu’au fond de moi le bruit vivant de la mer qui arrive. »

Vous comprendrez que le tintamarre des fêtes de fin d’année, les rodomontades qui frissonnent déjà dans la tête des prétendants à réaliser notre bonheur glissent dans le ravin, véritable traversée du Styx, où les illusions se transmuent en désillusions.

Il reste bien de ce bon Jacques Brel son « je crois qu’ils sont en train de ne rien se promettre car ils sont trop maigres pour être malhonnêtes » ou « ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche » délivré par Jean Ferrat, et même, pourquoi pas Claude Nougaro avec sa « Plume d’ange »…

C’était et c’est toujours le temps des poètes et je vous souhaite de le savoir : les poètes ont toujours raison.

Alors, je vous donne ma plume d’ange et, si un seul d’entre vous me croit, il sera cet inconnu, celui des Mascareignes, celui qui croit que la foi est encore plus belle que Dieu ; qu’un paysage, son paysage, suffira à  le rendre heureux.

VOEUX 2017

Texte et photo : Pascal Serre


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Les gazouilladesde Pascal Serre

Les larmes de Marianne

MARIANNE copie 2Même si l’automne frappe au carreau, entre le Pont de Beynac et la galerie Montaigne à Périgueux, les élections européennes passées et à six mois des élections municipales, je ne parviens pas à quitter mon hibernage politique. Et finalement, je m’y repose des coups bas, des trahisons et des hypocrisies. La politique, c’est toujours entre vice et vertu. Parfois les deux constituant les deux jambes de l’initié quitte à faire pleurer Marianne.

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