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Georges Bonnet : les ombres du passé

Georges BonnetAu pays des Dames galantes, sur les rives de la Dronne, à Brantôme mais aussi dans tout ce Périgord vert aux secrets bien gardés et à la magie des paysages, la mémoire de Georges Bonnet reste vivace. Né en 1889 et disparu en 1973, Georges Bonnet est, sans conteste, une des personnalités marquantes de la vie politique française mais aussi périgordine. Frappé par ses convictions pacifistes jusqu'à l'ultime limite que furent, après "Munich", ses démarches vers Mussolini et Franco pour éviter, à l'été 1939, la guerre, l'ancien Ministre des Affaires étrangères a cru, là encore, jusqu'à l'ultime limite que fut encore l'année 1943, en Pétain et son Etat totalitaire. Georges Bonnet préfère, dès lors, s'exiler en Suisse et préparer sa défense tout en attendant que le climat politique soit apaisé. C'est cette période trouble, sombre, qui s'écoule de 1939 à 1943 qui désormais, empoisonnera le reste de sa vie. Dès 1951, de retour en Dordogne, il se redressera et retrouvera ses mandats Périgordins de maire, conseiller général et député. Mais la "tâche" de Vichy et sa fuite à l'étranger ont servi ses détracteurs et concurrents politiques. Aujourd'hui encore, son nom est associé à la controverse au point de passer sous silence toute une carrière particulièrement brillante. La stature et le parcours de Georges Bonnet, ainsi, ne trouvaient pas matière à une biographie que, finalement, tout le monde attend avec intérêt. C'est un professeur d'histoire, Jacques Puyaubert, qui a entamé ce travail exceptionnel et que les Presses Universitaires de Rennes édite sous le titre : Georges Bonnet, les combats d'un pacifiste.

Georges Bonnet

La famille Bonnet une alchimie politique locale

Au lendemain des dernières élections législatives, sur l'ancien fief de Georges Bonnet, alors que son fils Alain-Paul, président du Mouvement des Radicaux de Gauche de Dordogne, a mené campagne auprès du candidat socialiste Michel Debet, la mémoire de l'ancien ministre reste étonnamment une carte de visite populaire qui nous entraîne dans l'alchimie électorale locale. En 2005, encore, ancien notaire, président du Syndicat d'intiatives de la "Venise du Périgord", Paul Dubuisson fut de ceux qui connurent Georges Bonnet : "Il n'y a pas une famille qui ne lui soit redevable de quelque chose. Il était très proche des gens et avait compris ce que ceux-ci attendaient d'un élu local". Bernard Cazeau, actuel président socialiste du Conseil général de la Dordogne, lequel un temps accompagna Georges Bonnet, reconnaissait en 2003 le talent oratoire et le sens du terrain "qui correspondaient aussi à une époque et une vision de la politique". Septembre 1932, sur le lac Majeur, à Stresa, Georges Bonnet préside la conférence de la Société des nations pour la reconstruction de l'Europe centrale

C'était un gars de Droite

René Dutin, ancien député communiste de la circonscription tenue par Georges Bonnet, avouait en 2002 que « c'était un personnage ; il connaissait tout le monde ; il y avait autant de familles que d'électeurs ». Mais de regretter : « C'était un gars de droite ; il était avec Pétain et il s'est sauvé en Suisse à la fin de la guerre ». Vieilles rancœurs communistes. Pierre Giry, maire UMP de Nontron, la sous-préfecture, relevait en aparté, il y a encore quatre ans : « Incontestablement Georges Bonnet fait partie de l'histoire. Il était très implanté et s'était taillé une forteresse. Un vrai laboureur qui savait parler mais aussi agir en faveur de ses administrés. C'était un malin, mais il s'est fourvoyé dans un pacifisme qui l'a mené à Vichy. On ne doit pas l'oublier ». Michel Debet, socialiste, candidat à la députation sur les "terres de la famille Bonnet" se fait mesuré : « Le chemin fait ensemble entre socialistes et radicaux de gauche fait partie de la tradition sur cette circonscription. La présence d'Alain-Paul Bonnet à mes côtés est un signe de fidélité aux engagements passés. La figure de Georges Bonnet appartient aussi à la tradition politique locale et chacun est attaché à cette identité. Pour le reste, les historiens ont un travail à effectuer pour éclairer le plus objectivement possible et dessiner les vrais enjeux sur lesquels incontestablement la personnalité de Georges Bonnet a été déterminante ». A Champagnac-de-Bélair, Villars, Etouars, Thiviers et sur toutes ces petites communes qui constituent une chaîne de solidarité d'intérêts, on a toujours incarné la fameuse phrase du journaliste Raymond Cartier : "La Corrèze avant le Zambèze". Priorité est donnée, lors des élections aux prébendes et clientélismes que l'on préfère aux convictions idéologiques. Ceci expliquant que l'on envoie à l'Assemblée national aussi bien un radical ou un socialiste. Georges Bonnet l'avait compris. Dans un parfait népotisme bienveillant il a, dans les années soixante, introduit son fils, Alain-Paul, en politique cédant progressivement et avec une dernière adresse le "fonds de commerce" avec son savoir-faire.

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C'était un "moussur"

Evoquer la mémoire de Georges Bonnet, sur ces terres encore rudes et dissimulées, reste perçu comme une intrusion presque malvenue. Un malaise s'installe et, dans l'atelier de l'artisan, la cour de ferme, la maison de retraite ou la place du marché on prend le temps de jauger le sens de votre question. On commence par vous raconter des anecdotes toujours personnelles, des banalités qui n'engagent pas : « Georges Bonnet ? Tenez, il est venu ici... en 1956...on a pris une bonne goutte... Ah ! Il était revenu de Suisse c'est que, vous savez, il y en avait qui ne lui voulaient pas que du bien... les communistes notamment... mais ce sont de vieilles histoires. Moi, je n'ai rien à redire contre lui. C'était un moussur ». Aujourd'hui, les plus jeunes - la quarantaine - confondent l'ancien ministre avec Alain-Paul, le fils : « Le père ? Oui, mes parents en parlaient à table. Mais je connais qu'Alain-Paul ». L'histoire et la mémoire se conjuguent parfois difficilement ; volontairement ou involontairement. Les tentatives des historiens à approcher et insérer Georges Bonnet dans leurs travaux sont rares, mesurées, partielles, souvent réductrices et hésitantes confondant la vision officielle d'un Georges Bonnet, parlementaire et homme d'Etat aux clientélismes et opportunismes assurés.

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Trancher le voile sombre

Comme l'indique Sylvie Guillaume, professeur d'Histoire contemporaine, membre de l'Institut universitaire de France : « Il fallait la rigueur scientifique d'un historien comme Jacques Puyaubert pour démêler avec la plus grande honnêteté les fils de la biographie d'un personnage controversé tel que Georges Bonnet ». En décidant de rédiger une biographie sur l'ancien ministre, jacques Puyaubert a véritablement tranché le voile sombre dans lequel on a drapé l'homme politique. Un événement qui, vraisemblablement, marquera une étape décisive dans la compréhension du sibyllin personnage que fut Georges Bonnet.

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La légende noire de Georges Bonnet

Pour Jacques Puyaubert : « Grande figure politique au XXe siècle avec son vivier de ministres à l'instar de Yvon Delbos, de Robert Lacoste ou de Yves Guéna, Georges Bonnet laisse à priori des impressions fort contradictoires. D'une part, le député de la Dordogne a eu une carrière particulièrement riche, principalement sous la troisième République, additionnant les maroquins les plus prisés, rue de Rivoli, Quai d'Orsay, Place Vendôme, tout comme les missions prestigieuses à l'étranger, Conférence économique mondiale de Londres, ambassade à Washington par exemple; cependant, il a connu un parcours très heurté qui l'a placé, à plusieurs reprises, en porte à faux avec le Parti Radical ; deux fois il fut exclu, deux fois il fut réintégré. Il fallait, à tout le moins, tenter de percer à jour les contours de la personnalité qui se cachait derrière une défense quasi-religieuse de la conférence de Munich, en 1938. D'un autre côté, si l'on excepte les polémiques inhérentes aux campagnes électorales, des accusations graves de défaitisme avaient été portées contre Georges Bonnet, en 1939, puis sous l'occupation et à la Libération. Comment se faisait-il qu'une légende noire ait circulé pendant et après la guerre avec autant d'insistance et que le nom de Bonnet suscite, encore aujourd'hui, en Périgord, des passions aussi vives, soit d'’adhésion, soit de rejet ? Il y a donc une situation paradoxale dans laquelle le non-dit a tendance à l'emporter sur l'écrit, créant une sorte de halo mystérieux autour du personnage. De quoi aiguiser la curiosité, de quoi aussi entrevoir une recherche remplie de chausse-trapes ! ».

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Un cursus exemplaire

Selon Jacques Puyaubert : « La raison qui peut expliquer la défiance progressive dont son action a été victime dans l'historiographie tient certainement à la profusion des travaux de reconstitution du passé menés à bien par l'acteur Georges Bonnet lui-même, sous forme de volumineux mémoires sur ce qu'il a présenté comme son œuvre : " La politique étrangère à la veille de la Seconde Guerre mondiale". Cette geste s'inscrit dans la veine des livres publiés pendant et après la guerre sur les origines de la défaite. Le ton général utilisé par l'ancien avocat dans on plaidoyer pro domo, diversement apprécié, a fragilisé les thèses qu'il défendait pied à pied et avec la plus grande conviction. L'ambivalence accolée à son image tient aussi en grande partie à l'ampleur des lacunes historiographiques le concernant. En effet, si l'on prend en compte que les travaux, essentiellement de science politique, qui lui ont été dévolus, la connaissance de son action demeure très partielle ; le clientélisme, el discours ou bien encore la notoriété ont été abordés. » La première époque de la vie de Georges Bonnet, de 1889 à 1932, voit se dessiner une brillante ascension politique. Appartenant à une lignée de juristes, il entre au Conseil d'Etat en 1913. La Grande guerre est une douloureuse épreuve destinée à marquer durablement son comportement. Il juge qu'elle devra être la "der des der" ce qui donne un sens à son combat ; il milite dans les cercles pacifistes en faveur de la concorde des nations. Les expériences, dont celle de publiciste, s'additionnent pour conduire l'ambitieux au palais Bourbon en 1924. L'exercice du pouvoir, en 1925 tout particulièrement, imprime une inflexion réaliste à des conceptions initialement teintées d'un réformisme volontiers iconoclaste. Epousant les terres radicales du Périgord, le monstre devient une personnalité incontournable du monde politique local et national. Son glissement des valeurs du Mouvement - selon François Goguel - vers celles de l'ordre établi, sont irréversibles. De 1932 à 1937, le voici durablement aux affaires; son activité est entièrement conditionnée par la dépression économique dont il veut préserver la France. Ses deux passages à la rue de Rivoli, en 1933 avec Edouard Daladier et en 1937 avec Camille Chautemps, au ministère du Commerce en 1935 avec Pierre Laval, permettent de mieux appréhender les contours d'une action qui s'ordonne autour de trois directions : assainir les finances publiques, d'où une politique de restrictions budgétaires qui a eu des répercussions sur le réarmement; maintenir la parité or du Franc, ce qui le conduit à mettre en place le Bloc-Or ; et, enfin, à ouvrir les barrières aux échanges internationaux. Cette œuvre de longue haleine, amorcée à Stresa, en 1932, s'est poursuivie avec des fortunes diverses en direction de l'Europe centrale, des démocraties anglo-saxonnes et de l'Allemagne. Parallèlement, Georges Bonnet cherche à donner un poids plus important au pouvoir exécutif de trois façons : il soutient la réforme de l'Etat au début des années trente; fait passer sa politique financière grâce aux décrets-lois, en 1937; postule pour une présidence du Conseil renforcée en janvier 1938. Il reste à la porte de Matignon, payant ainsi son hostilité au "Front Populaire". Cette tentative mûrie et préparée de longue date pour s'imposer au sein du Parti radical, dans l'opinion ainsi que dans la classe politique est un échec.

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La dernière carte

De 1938 à 1944, Georges Bonnet ambitionne de placer la france à l'avril du péril majeur : la guerre. Marqué par une perception inquiète de la puissance française, Georges Bonnet s'engage au Quai d'Orsay, dans le troisième gouvernement Daladier, en faveur de l'apaisement et, jusqu'à la limite de l'extrême. Il pratique une politique de patiente ouverture en direction des puissances qui représentent une menace potentielle : l'Espagne de Franco, l'Italie de Mussolini et l'Allemagne de Hitler. Absent de la conférence sur les Sudètes, à Munich, il capte à son profit exclusif le courant d'opinion qui submerge un instant le pays. Georges Bonnet est désormais le rival implicite de Daladier. Il fait deux pas de trop qui jouent le rôle de catalyseur dans un ministère déchiré par la perspective d'un conflit européen : le premier c'est le rapprochement éphémère avec l'Allemagne de l'automne 1938 ; et le second, une tentative avortée pour renouer le dialogue avec Mussolini. Le divorce avec Daladier est consommé alors que la donne diplomatique est largement modifiée. Georges Bonnet est foncièrement favorable à l'alliance anglaise et le Royaume-Uni veut bien apporter une aide militaire substantielle. Il escompte un retournement de la position américaine qui ne vient pas, d'où sa très grande prudence diplomatique. Il cherche à retrouver sa légitimité dans la négociation anglo-franco-russe. C'est une nouvelle désillusion. N'ayant plus rien à perdre, le ministre des Affaires étrangères joue tout son crédit dans la négociation de la dernière chance pour éviter la guerre en août-septembre 1939.

Les vertus de la collaboration

La défaite militaire de 1940 conduit Georges Bonnet dans le camp de Laval et de Pétain. L'adhésion à l'Etat français et la main tendue au vainqueur sont en conformité avec ses options fondamentales. Georges Bonnet est l'un des principaux acteurs de la campagne pacifiste de l'été 1940. Bien qu'apportant le soutien de sa présence publique au Maréchal, bien qu'étant membre du Conseil national, Georges Bonnet, bon gré, mal gré, se met en retrait en 1943 après avoir cru aux vertus de la collaboration. Neutralisé par Vichy, inquiété par la Résistance et les allemands, il doit admette l'échec de toute une stratégie en optant pour l'exil en Suisse en avril 1944.

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L'exil et la reconquête

La dernière partie de sa vie est dominée par une obsession : défendre son œuvre de paix. Les sanctions pénales, politiques et électorales prises à son encontre à la Libération le menacent. Installé pendant six années sur les rives du Lac Léman, l'ancien ministre utilise ses archives diplomatiques pour confectionner son interprétation de la politique étrangère de la France. De retour en Dordogne, ils 'insère aussitôt dans le jeu politique. Il entame avec succès une reconquête judiciaire, médiatique et politique qui lui ouvre, après 1951, un second parcours local et national nettement plus conservateur. Député en 1956, il se rapproche du général de Gaulle pour préserver la paix civile et rétablir l'ordre en Algérie. L'apaisement escompté ne vient pas, d'où la rupture définitive en 1962. Désormais concurrencé par un gaullisme entreprenant, Georges Bonnet opère un repli tactique sur sa gauche tout en cherchant à promouvoir un gouvernement centriste. Il a ainsi réussi à préserver son capital politique qu'il transmet par étape à son fils Alain-Paul.

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Une circonscription en rente viagère

Sylvie Guillaume qui a dirigé les travaux de Jacques Puyaubert a bien défini l'héritage de la famille Bonnet : « Animé par le sens du service public mais également mû par une ambition personnelle, Georges Bonnet a su d'abord faire fructifier un capital familial ». Une circonscription en rente viagère dirions-nous de façon plus abrupte. Né à Bassillac, près de Périgueux, il sera le gendre d'André Pelletan, frère de Camille, un des fondateurs du Parti radical. Il sera aussi un avocat ce qui contribue à son succès. Il est élu de la Dordogne en 1924 et le demeure jusqu'en 1968 malgré deux interruptions entre 1928 et 19229 puis entre 1945 et 1956. Pour Sylvie Guillaume « il joue un rôle de premier plan dans l'entre-deux-guerres. 1933 est bien "l'année Bonnet". Auparavant, il a commencé sa carrière comme sous-secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil en avril 1925 ; il est ensuite nommé ministre du Budget en 1925, des Finances en 1937 et 1938 puis des Affaires étrangères entre avril 1938 et septembre 1939, enfin de la Justice en 1939. Son action au gouvernement pose des questions qui reflètent la complexité de cette personnalité. Républicain mais laissant la République se perdre à Munich, réformateur mais ayant une lecture comptable du budget et fidèle à l'orthodoxie financière, Georges Bonnet est bien l'homme de son temps, l'homme qui appartient à la génération du feu profondément pacifiste au risque de l'aveuglement. Lui qui n'était pas présent à Munich a défendu jusqu'au bout une paix irréaliste. Cette erreur, il la paie très cher pendant la guerre et sous le régime de Vichy. L'hostilité à la "dissidence", les affinités avec Vichy jusqu'en 1943 puis l'exil en Suisse font partie des années sombres pour cet homme qui n'avait jamais connu l'échec ». Jacques Puyaubert voit « dans le pacifisme de Georges Bonnet le fondement de la cohérence de son action ».

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Du gaullisme au socialisme

« Le radicalisme, toujours selon Sylvie Guillaume, de Georges Bonnet est bien tempéré. Il fut un des espoirs du Parti radical sous la Troisième République. Il y incarne aussi la droite. Adversaire du front Populaire, il fut écarté du gouvernement et nommé ambassadeur à Washington. » En Dordogne, Georges Bonnet sera un opposant farouche à un autre radical, Yvon Delbos, plus à gauche. Georges Bonnet est attaché  au conservatisme social, au poids des classes indépendantes, à la défense du monde rural des petits propriétaires qui ont fait son assise électorale en Dordogne. C'est auprès d'eux que, durant la traversée du désert (1944-1951) il conserve ses ressources. Dès sont retour il est élu conseiller général de Champagnac-de-Bélair brillamment. Il redevient le "patron" des radicaux et, en 1956, redevient député. Il sera réélu en soutenant le général de Gaulle puis, concurrencé par un jeune loup gaulliste, Yves Guéna, il se rapprochera de François Mitterrand et la Fédération de la Gauche démocratique et socialiste jusqu'à sa mort, le 18 juin 1973. Georges Bonnet incarne une personnalité politique du terroir qui a su satisfaire une brillante ambition nationale. De tradition parlementaire, il disparaît avec l'arrivée de la Ve République et de son régime présidentiel qui occulte les notables de province. Il traduit parfaitement ce Périgord peu enclin aux gestes héroïques et aux révolutions, en marge des mutations de la société, rétif aux réformes. Pour Jacques Puyaubert, en intitulant son livre Les combats d'un pacifiste, il atténue et tente de comprendre un itinéraire qui repose sur l'anti-communisme tout autant que sur une forme de noblesse républicaine qui répond au goût du pouvoir. En tout état de cause, une destinée.

Pascal SERRE

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