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Le Périgord, à prendre ou à l’essai ?

nouveau perigordC’est déjà de l’histoire. Le monde avait basculé le 10 mai 1981, et toute une génération spontanée se dressait en Périgord pour clôturer une désindustrialisation meurtrière. Les jeunes socialistes avec de nouvelles têtes comme Michel Suchod et Bernard Bioulac balayaient l’ancien ministre Robert Lacoste. La décentralisation était en marche. Dès mars 1982, le nouveau Président du Conseil général, Bernard Bioulac, organisait des Assises départementales sensées établir un état des lieux et des propositions dans tous les domaines de la vie ; de la vie économique au sport en intégrant le social et la culture. Un grand élan qui voyait se bousculer trois cents acteurs périgordins pour se réunir et travailler ensemble. Les « regards sur l’économie de la Dordogne  au seuil des années 80» signés de l’universitaire Pierre Delfaud étaient en bonne place.

L’entreprenant Bernard Bioulac entamait avec un certain brio la décentralisation en Dordogne et s’engageait dans un soutien volontariste aux entreprises du département dont certaines, trente ans passées, sont encore bien installées. On citera simplement l’implantation de Hermès sur Nontron. Mais, pas seulement.

Le point de départ de notre grande ambition est donnée

PROJET1980Trois ans plus tard, Philippe Caffenne, âgé alors de 32 ans, délégué général de l’Union Patronale du Périgord, commettait un ouvrage intitulé Le Périgord, à prendre ou à l’essai. Il tentait de fixer les équilibres rompus, les faux prétextes et les faux espoirs de la Dordogne. Sa stratégie de l’espoir reposait sur le Troisième âge et la décentralisation, l’économie haut de gamme et, bien entendu, l’appui à l’innovation et l’entreprise. Quelques articles dans la presse locale et une séance de dédicaces dans une librairie soldèrent l’ardeur intellectuelle du jeune homme rapidement exfiltré vers d’autres horizons.

Il fallut attendre une décennie, précisément en 1994, pour que Charles Figini, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Périgueux réunisse  autour de l’économiste Michel Drancourt une centaine « d’experts » pour réfléchir sur « un nouveau Périgord » construit sur une dynamique du Bien être. Il était noté en préface de l’ouvrage édité : « Le point de départ de notre grande ambition est donnée. » La 1er université des entreprises du Bien-être qui se tint dans le prestigieux château de Bourdeilles cette année-là ne fut suivi d’aucune autre. Chaque expert reprit son baton de pèlerin dans ce Périgord en demie berne, et Charles Figini cédait sa place.

Le temps de la réflexion des périgordins est en jachère

UN PROJETXavier Darcos en campagne pour les élections sénatoriales de 1998 reprit le flambeau de ces rencontres sans lendemain en organisant des tables-rondes dans les principales villes du département. Dans le document de synthèse « Un projet pour la Dordogne » on retrouvait tous les poncifs qui ne mangent pas de pain mais peuvent, à contrario, susciter un élan passager et une visibilité politique si ce n’est seulement médiatique. On retiendra les points de divergences : « Qui doit lancer ce grand projet ? Doit-on afficher tout de suite un projet ou faut-il d’abord créer un groupe départemental chargé de le définir ? Doit-on médiatiser ce projet, ou bien travailler discrètement avec les acteurs économiques et attendre les premiers résultats pour communiquer ? » A ce jour, les questions demeurent sans réponse ; le projet, mort-né.

Voici une vingtaine d’années que le temps de la réflexion des périgordins est en jachère. Il est vrai que toute ces agitations peuvent apparaître comme sans intérêt. Ce serait une erreur que de succomber à ce verdict. Le rôle des dirigeants est de fédérer les énergies autour d’une dynamique, d’une espérance, et de produire un environnement et des outils salutaires à leur territoire. Il y a, fort heureusement, des femmes et des hommes, dans tous les domaines qui, au quotidien, contribuent à améliorer la société. Mais, ce sentiment d’appartenance né de la géographie et de l’histoire ne se traduit pas dans un concept fédérateur ardent qui donne un sens à la communauté de destins qu’est celle  du Périgord.

Alors, le Périgord, à prendre ou à l’essai ?

Pascal SERRE


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