1. Skip to Menu
  2. Skip to Content
  3. Skip to Footer

La visite à la Péniche

jeudi emmanuel macron a discute en toute decontraction avec le petit flavien 9 ans qui lui avait adresse une lettre debut juillet a lelyseeMême après un long temps de réflexion, je n’ai pas trouvé de raison à la venue du président de la République. Une réunion en huis clos avec quelques postiers obligatoirement triés comme des lettres affranchis à destination de l'Élysée, une fresque, un timbre, une vague inauguration de Maison des services publics, puis l'émouvante rencontre avec Flavien, un "enfant différent" - le seul instant authentique quoique bien médiatisé de cette visite présidentielle, et puis cette satanée péniche avec vingt-deux notables républicains estampillés convenables. Le choix du lieu posant des questions que seuls les réseaux de "Manu" pourraient expliquer.

Pas d’annonce, encore moins de révélation, une vacuité totale entre le gaspacho et les fraises au miel et un croustillant de muscovado on se demande ce qui a pu se dire, se raconter. Un Mitterrand ou un Chirac, et même un Sarkozy ou un Hollande n’auraient pas loupé les festives nuits gourmandes. Emmanuel Macron se contentera de quelques selfies avec une trentaine d’affidés qui battaient la semelle sur le pont des Barris tout proche de la fameuse péniche dont on ne sait comment et pourquoi les services de l’Elysée ont retenu ce lieu écarté et mal aménagé pour de telles agapes. La photo presque officielle montre le Président avec ses soutiens constitutionnels.

Les « Marcheurs » locaux n’auront eu droit à aucune rencontre

Les « Marcheurs » locaux n’auront eu droit à aucune rencontre. Il faut reconnaître qu’ils ne brillent pas par leur activité et que, peut-être, les rangs auraient été trop clairsemés pour ce président Jupitérien, Bonaparte en puissance. La place a été réservée aux notables périgordins trop respectueux de ce « nouveau monde » qui venait d’être accouplé à des pratiques de « l’ancien monde » ; je pense à ce fameux Benalla dont les récits ont véritablement pollués la visite présidentielle et écartés l'éventuelle belle image de Périgueux que les médias auraient pu donner de notre ville.

Les Périgourdins ont été davantage marqués par les encombrements et nuisances d’une visite sous haute protection. Il est fort à craindre que, dans les enjeux locaux qui se profilent, cette visite ne soit une erreur de casting de marketing politique. En nos terres reculées et fissurées, le homard des agrumes parisien servi ne remplace pas un bon chabrol.

Des croquants qui ne donnent leur voix qu’à la relation de proximité entretenue

Pour Antoine Audi, le maire de Périgueux, « macron compatible » ce peut être la confirmation que la Macronie est déconnectée du terrain et que les Périgourdins, esthètes de l’exercice politique, demeurent des croquants qui ne donnent leur voix qu’à la relation de proximité entretenue avec ses élus, quelque soit leur appartenance. Au-delà des selfies, les Périgourdins se sont senti ignorés et le tsunami médiatique figé sur la politique nationale passée ils n’ont vraisemblablement pas écarté leurs élus locaux de l’ancien monde qui trinquent plus facilement la « prune » que l’eau des Abatilles. Pour les représentants de la « Macronie » locale, le vertige allongé, et une adolescence politique innocente des règles parisiennes pétries de Machiavel, le chemin sera long pour que, dans les communes et les cantons, la victoire ne sonne.

 

Le Périgord est à la fois une mystérieuse mer des Sargasses et un redoutable Cap Horn

Soyons, pour le moins honnête, cette visite présidentielle a davantage confirmé les interrogations d’un électorat insoumis à l’Ancien régime et qui adhère aux valeurs d’un Président sans pour autant s’asservir à des pratiques que contestaient en son temps un certain Voltaire, un certain Benjamin Constant ou Madame de Staël. Les parlementaires macronistes et "macron compatibles" restent malgré leurs efforts dans le rude apprentissage politique Périgordin encore méconnus, fort peu porteur de projets locaux pour ne pas s'inquiéter des échéances électorales à venir. L'ancien monde, quoique secoué l'an passé par les présidentielles et les législatives, n'a pas dit son dernier mot et les visages de cette armée de conseillers municipaux reste une solide tribu à l'image des Pétrocores qui puisaient déjà leur force dans leur fidélité à leurs histoires et leurs paysages.

C'est tout cela qu'Emmanuel Macron n'a pas vu, pas entendu et, bien entendu pas pris en compte. Une péniche n'est pas la Santa Maria de Christophe Colomb, ni l'Hermione de La Fayette. Mais, le Périgord est une sorte de mer des Sargasses... mais  aussi un redoutable Cap Horn.

Selfie Péniche de Michel Delpon et Photo préfecture "Sud-Ouest"  Texte : Pascal SERRE


Ajouter un Commentaire

Charte des commentaires de lespritperigord.fr

lespritperigord.fr vous ouvre ses pages pour échanger avec la rédaction et les membres de sa communauté. C’est un espace de réaction, de discussion, d'information ouvert aux internautes inscrits. Les intervenants doivent donc répondre aux principes élémentaires du débat :

lespritperigord.fr est seul juge des messages qu’il met en ligne, ou non – y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessous. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant les adresses de contact du site, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

Gardez à l’esprit qu’une attitude posée, polie et respectueuse envers les autres intervenants est toujours préférable pour un échange d’idées.

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n’y ont pas leur place.

Tout contenu contraire à la loi est proscrit : par exemple, l’incitation à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation tout comme la négation des crimes contre l’humanité, ou la justification des actes violents et des attentats. Par ailleurs, les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

Les propos discriminatoires, sous toutes les formes, sont proscrits.

Évitez-le hors-sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations : ils n’apportent rien et peuvent induire en erreur.

Les plaisanteries de mauvais goût et les comparaisons douteuses sont souvent blessantes ou insultantes. Merci de les éviter.

Pour être compris de tous, rédigez des messages lisibles et compréhensibles : pas de langage SMS, de commentaires en majuscules ou en langue étrangère sauf exception.

La répétition d’un même commentaire, assimilée à du spam, n’est pas la bienvenue.

La publicité est également interdite sur lespritperigord.fr. Ne soumettez pas de liens commerciaux.

Il n'est intéressant de proposer aux autres lecteurs des liens que si un commentaire explicite leur contenu. Un lien seul est stérile et peut être assimilé à du spam.

Vous vous engagez à respecter les droits des tiers pour les textes et les images que vous soumettez. Avant de publier un contenu, posez-vous la question: "Ai-je les droits nécessaires pour le proposer ?"

Vous pouvez ne pas être d'accord avec un article de lespritperigord.fr. Expliquez ce qui motive votre commentaire, sans vous montrer agressif. La critique constructive oui ; les insultes non.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, ne lui répondez pas. Utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat. De plus, si le commentaire auquel vous répondez a été modéré, le vôtre peut devenir sans objet et être modéré à son tour.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de lespritperigord.fr moderation@lespritperigord.fr

Toute attitude contrevenant à cette charte peut être passible de bannissement du site.

Vous pouvez poser des questions aux journalistes de la rédaction dans les commentaires. Dans la mesure du possible, la rédaction répond aux interrogations des internautes de lespritperigord.fr

Enfin, souvenez-vous que vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de lespritperigord.fr se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue du débat. Nous sommes seuls juges des messages que nous mettons en ligne ou non.


Code de sécurité
Rafraîchir

AGEMA

Le feu rouge

feu rouge de la semaine

BOIDÉLA SEMAINE DE THIERRY BOIDÉ

Battu à la présidence de Les Républicains en Dordogne le week-end dernier, le bouillant Thierry Boidé a du essuyer la difficile prestation de son mentor Nicolas Sarkozy durant l'émission de David Pujadas, Des Paroles et des Actes avant de s'entendre comparer au candidat à l'investiture du Parti Républicain pour les présidentielles américaines, Donald Trump lors de la dernière session de l'Assemblée départementale. Répondant à Germinal Peiro le taclant sur sa verve il déclarera en fin de semaine : "Là ce n'est rien. le jour où vous me verrez énervé, vous allez avoir peur !" Personne n'en doute.

Le feu vert

feu vert de la semaine

BOUSQUET LR

Dominique Bousquet, le nouveau Boss et manager de Les Républicains de Dordogne

Même si dans la coulisse on s'y attendait, le nouveau "patron" des anciens gaullistes devenus Les Républicains est désormais Dominique Bousquet. Le Conseiller départemental et maire de Thenon qui rempile depuis trente ans dans son fief et bataille avec un diabolique radicalisme franchit un barreau de l'échelle qui lui redonne une dimension départementale un temps trouvée quand il fut député en lieu et place de Jean-Jacques De Peretti. il incarne une Droite héritée des années de gloire portées par Yves Guéna que celle de son concurrent du moment Thierry Boidé accroché à Nicolas Sarkozy. Les réseaux gaullistes pur sucre et de son mentor Jean-jacques De Peretti on été déterminants dans ce challenge. Un revers pour Antoine Audi mais aussi une victoire pour les soutiens d'Alain Juppé pour les prochaines échéances.