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Auzou-Moyrand : La victoire d’un parti

MOYRAND-AUZOU-G011Evoquant son départ du gouvernement en janvier 1946, le général de Gaulle expliquent son acte ainsi dans ses Mémoires d’espoir : « Car les partis réapparaissaient, autant vaut dire avec les mêmes noms, les mêmes illusions, les mêmes clientèles que naguère. » 

On le sait, par une coutume plus proche de la courtoisie que du règlement, le siège de premier Vice-président devait revenir au maire de la structure intercommunale qui avait fusionné avec feu la Communauté d’agglomération Périgourdine, à savoir Jacques Auzou, président de la Communauté de communes d’Isle et Manoire. Oui, Claude Bérit-Débat, le président l’avait promis à un Jacques Auzou finalement plus naïf qu’il n’y paraît. Au point d’oublier le bon « petit père Queuille » lâchant : « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Un Claude Bérit-Débat dont les convictions politiques font de l'homme un implacable militant du Parti socialiste. Et puis, quand la "promesse" fut faite, c'était avant ; avant, c'était quand le candidat Michel Moyrand n'était pas donné gagnant face au maire sortant, Xavier Darcos. Le temps de s'installer dans ses habits neufs et, assez vite, le nouveau maire de Périgueux se vit président d'une intercommunalité en gestation. On sait désormais ce qu'il est advenu de cette prétention. Au moins, pour la première manche.

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La discipline et le clientélisme des partis

Les tractations de couloirs menées par le Parti socialiste en ont décidé autrement.  Une situation qui rappelle encore ce que le général de Gaulle, toujours dans ses Mémoires d’Espoir nomme un « jeu absurde », le « régime des partis » qui « consiste à faire élire localement grâce à des électeurs puissants, pour des électeurs desquels on se bat, et chacun lutte pour avoir sa place. » Il y a là un malentendu entre le peuple et ses élites. Le caractère incontestablement démocratique de l’élection pose une question essentielle sur le mode de scrutin autant que sur la morale de ce succès. La division et la confusion nées soulignent la prise du pouvoir par les délices d’un régime d’assemblée qui s’appuie sur la négociation, la tractation et la négociation des partis. 

Plus que la victoire du maire de Périgueux, c’est la victoire du parti socialiste et de son hégémonie sortie des urnes et qui est incontestable. La vraie question est : que fait-on de ce pouvoir ? Nous en avons eu une pénible et légitime traduction.

La Pax Périgordana

Dans le Landerneau, tout ceci a été plutôt, et malheureusement, pris comme une pantalonnade, un étriqué marché de dupes. Ce vote entretient le dépit général qui accompagne notre vie politique. Car, de l’aveu de certains conseillers, tout penauds et enfermés dans la logique de leur vote et l’anonymat protecteur, il est évident que « la stature de Jacques Auzou, de par ses résultats, reste un atout pour une ambition territoriale à la mesure des défis posés », même si, aussi, ils en regrettent « la trop grande impétuosité ». Pour se dédouaner, ils évoquent des « batailles d’égos » lesquelles, en politique, sont aussi nécessaires que meurtrières. Tous demandent que la « Pax Périgordana » soit signée entre les deux protagonistes avant le grand choc du mois d’avril, moment où sera élu le président qui gèrera l’avenir pour les six prochaines années. L’intérêt du « Grand Périgueux » l’impose. 

Le Printemps du Grand Périgueux

Toujours dans ses Mémoires, je reprendrais cette pensée du général de Gaulle : « Or, si j’étais convaincu que la souveraineté appartient au peuple dés lors qu’il s’exprime directement et dans son ensemble, je n’admettais pas qu’elle pût être morcelée entre les intérêts différents représentés par les partis. » Et, pour la couleur locale, cette pensée de Joseph Joubert : « le but de la discussion ne doit pas être la victoire, mais l’amélioration. » Alors, même si une hirondelle ne fait pas le printemps, on peut penser que le « printemps du Grand Périgueux », celui d’avril prochain, sera au rendez-vous de la démocratie, de l’honneur de notre classe politique et de la confiance retrouvée avec nos élites.

Pascal SERRE


 

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Les gazouilladesde Pascal Serre

Les larmes de Marianne

MARIANNE copie 2Même si l’automne frappe au carreau, entre le Pont de Beynac et la galerie Montaigne à Périgueux, les élections européennes passées et à six mois des élections municipales, je ne parviens pas à quitter mon hibernage politique. Et finalement, je m’y repose des coups bas, des trahisons et des hypocrisies. La politique, c’est toujours entre vice et vertu. Parfois les deux constituant les deux jambes de l’initié quitte à faire pleurer Marianne.

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