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La nouvelle carte politique de la Dordogne

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Dimanche soir, face aux résultats sortis des urnes, les appareils politiques étaient bouches cousues et langues de bois face aux médias brusquement réveillés par les surprises a répétition. En effet, à l’issue du premier tour des élections départementales le Parti socialiste conserve non seulement son avance mais se trouve en position de renforcer son propre groupe à l’assemblée départementale ; l’Union des démocrates de la Dordogne découvraient une carte électorale totalement imprévue et plutôt contraire aux élans oratoires de la campagne ; le Front national quoique présentant une forte progression ne pouvait prétendre qu’à être une machine à faire perdre.

L’éviction du Modem Marc Mattera, le lâchage du communiste Francis Colbac par ses amis socialistes qui le devancent, le résultat du leader UMP Dominique Bousquet, l’apparition dans 5 triangulaires de la machine à faire perdre l’UMP qu’est le FN, la disparition de l’ancien adjoint au maire de Bergerac, Fabien Ruet, dés le premier tour, le bon score du candidat UMP Thierry Boidé… Bref, chaque quart d’heure apportait son paquet cadeau.

Les socialistes qui s’attendaient à une déroute reprenaient vite le sourire et masquaient parfois difficilement leur prétention. A droite, on semblait abasourdi dans un premier temps, puis consterné, et enfin acide. Au Front national, totalement ingénu dans cet exercice, c’était la même vacuité des candidats que durant la campagne. En fait, ils roulaient pour leur idole, Marine, et cela suffisait. Sauf leur leader départemental, Robert Dubois qui, à Bergerac, exultait et voulait faire croire que le FN était en position de gagner 1 à 5 cantons en Dordogne. Globalement, et pour des raisons le plus souvent totalement différentes, c’est l’ensemble de la classe politique qui avait la gueule de bois. Les électeurs auraient-ils finalement réussi leur coup ?

 Les électeurs font mentir les sondeurs

Il faut dire que la parution d’un sondage par le journal Sud-Ouest, le mardi précédent avait plombé la campagne. Comme l’an passé, lors des élections municipales à Périgueux qui plaçait Michel Moyrand comme élu et que les électeurs avaient fait mentir, ce sondage aurait du être pris avec de grandes précaution. Alors que la participation était fixée à 52% elle est passée à 60%, le Front national annoncé à 25% est ramené à 21,37%, la Droite républicaine évaluée à 26% arrive à 29,5%, le Parti socialiste présenté à 22% atteint les 30%. La Dordogne est à la fois légitimiste, toujours radicale-socialiste et bonapartiste. Les relations personnelles y sont très importantes pour ne pas dire plus. Ce qui explique que les partis républicains raflent l’essentiel des suffrages et que les extrêmes soient marginalisées.

Scénario pour le futur

La semaine qui s’annonce sera sous haute tension. A gauche, le danger est de croire que la victoire est acquise et il faudra que les candidats redoublent d’énergie. A droite, il faudra surmonter l’éventuelle déception et l’amertume pour ne pas succomber sous la machine à faire perdre qu’est le Front national mais aussi d’affirmer ses talents sans dogmatisme ou esprit trop partisan.

Les informations politiques et sociologiques déconnectées de toute langue de bois, de manipulation et d’instrumentalisation permettent de dessiner un scénario de politique fiction au final très probable.

Ainsi, l’issue du second tour, la physionomie du Conseil général devrait présenter  une majorité absolue du Parti socialiste (34 élus au lieu de 32), un Parti communiste ramené de 5 à 4 conseillers départementaux, la droite passerait de 8 à 12 élus, le Parti radical de Gauche et le Modem disparaitraient de l’assemblée départementale. Les divers gauche et droite éliminés, l’assemblée départementale s’organiserait autour de deux pôles : celui de la gauche socialiste et celui de la Droite réunie dans l’Union des démocrates de la Dordogne. Le Parti communiste tout en étant dans la majorité départementale cherchant à exister dans un groupe réduit mais avec des personnalités comme Jacques Auzou et Armand Zaccaron bien légitimés et reconnus pour leur capacité de travail et leur vision politique.

A droite, le leadership  de l’UDD sera tranché par le résultat de dimanche. Si Dominique Bousquet conserve son siège de Conseiller départemental il mènera un groupe de l’UDD passé de 8 à 12 élus et briguera le poste de Président de l’assemblée départemental. Dans le cas contraire, la très probable victoire de Thierry Boidé ouvrira un destin départemental à un homme à poigne avec lequel il faudra compter par la suite. La tendance radicale-socialiste du groupe UDD passerait à une posture plus bonapartiste.

A gauche, les choses sont plus claires. Germinal Peiro fort d’un groupe politique en progression (34 Conseillers au lieu de 32) dans un contexte jugé particulièrement défavorable sera candidat à la présidence et sera mécaniquement élu. Il devrait travailler dans l’esprit de Bernard Cazeau qui a donné au Parti socialiste de régulières et constantes victoires à chaque élection au Conseil général. Mais, si Bernard Cazeau a mené les choses d’une façon à la fois ondoyante et autoritaire, Germinal Peiro, quoique opiniâtre, est plus débonnaire et attentif aux vertus du débat. 

GKVheO4D'un canton, l'autre

Bergerac 1 : Duel entre les droites

ABIBA l’issue du premier tour, les candidats ne gauche sont éliminés, seuls restent ceux de la Droite républicaine – Abid Benfedddoul et Gaëlle Blanc  –   et ceux du Front national – Wielfried Peyronnet et Françoise Sanguine. 70 voix séparent les deux formations, au profit de la Droite Républicaine. Le Front républicain devrait logiquement amener à l’élection du binôme de la Droite Républicaine.

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Le canton passerait de la Gauche à la Droite ; du Parti socialiste à l’Union des Démocrates de la Dordogne.


Bergerac 2 : Le PS face au FN

LabartheLe Parti socialiste arrive en tête avec 31%. L’union de la droite n’atteint pas les 12,5% des électeurs inscrits et ne peut figurer au second tout. On assistera à un duel entre le Parti socialiste et le Front national. Les réserves constatées au premier tour sur les autres partis de gauche amènent à penser que le binôme Frédéric Delmarés et Cécile Labarthe dépasserait les 50% ; le soutien des socialistes sur Bergerac 1 au candidat de l’UDD favorisera, aussi, un déplacement sensible de l’électorat du binôme Jacques Laisné et Marianne de Jaeger sur les candidats socialistes de Bergerac 2.

Logo PSLe canton resterait acquis à la Gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


 Brantôme : à gauche, toute

NADALAu soir du premier tour, le Parti socialiste (35,41%), l’Union des Démocrates de la Dordogne (33,50%) sont en mesure d’en découdre au second tour. Le Front national (21,27%) n’est pas en mesure de se maintenir au second tour. Les socialistes Jeannik Nadal et Marie-Pascale Robert-Rolin s’opposeront à Christian Mazière et Monique Ratinaud qui représentent la Droite. Le Parti socialiste devrait bénéficier du report des voix du Front de gauche ce qui le place en position favorable pour l’emporter.

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Le canton resterait acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


 Coulounieix-Chamiers : au nom de la rose

FATLe binôme constitué de Mireille Bordes et Michel Testut pour le Parti socialiste réalise un bon score (35,89%) et distance le Front national (23,44%) qui figurera au second tour. Le score de l’Union des Démocrates de la Dordogne (19,02%) ne permet pas à la formation de se maintenir au second tour. C'est un revers inattendu que l'union des forces de droite et du centre devront analyser. Compte-tenu de la position de l’UMP et de l’UDI, même sans mot d’ordre, leur électorat devrait soit se reporter sur les candidats socialistes, soit rester à la maison. Dans tous les cas, le Front national ne devrait guère améliorer son score du premier tour.

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Le canton resterait acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


Haut-Périgord Noir : pour quelques dizaines de voix

DSC 0031Sur ce canton l’Union des démocrates de la Dordogne réalise un de ses meilleurs scores dans le département : 37,36%. Le Parti socialiste recueille 34,61% des voix. Le Front national, avec 17,23% n’est pas en mesure de se maintenir au second tour.

L’abstention, au premier tour, est une des plus faibles (35,51%) ce qui ne permet pas de s’appuyer sur les abstentionnistes pour gagner, dans un camp comme dans l’autre. Le  binôme socialiste – Nadine Eloi et Serge Pédenon – peut compter sur le report des voix du Front de gauche (10,80%).

Le binôme de l’Union des démocrates de la Dordogne – Dominique Bousquet  et Francine Bourra – ne peut compter que sur un déplacement des électeurs frontistes pour faire la différence et gagner. La consigne du « ni-ni» de l’UMP ne joue pas en sa faveur mais Dominique Bousquet affiche une attitude moins tranchée face aux électeurs qui peuvent trouver des arguments à barrer la route au PS dont la position du PS est plus tranchée. On assistera à un duel et une victoire et donc une défaite extrêmement serrées. A quelques dizaines de voix.

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Le canton devrait rester à droite.


Isle-Loue-Vézère : la droite en difficulté

LAMONERIEA l’issue du premier tour, le binôme socialiste –Bruno Lamonerie et Annie Sedan – avec 37,65% affronte le second tour en position favorable. Le report des voix communistes (16,52%) est la clef de leur victoire. Celles-ci devraient très largement se porter sur les candidats socialistes.

A Droite, le binôme Jean-Pierre Cubertafon et Nathalie Mailler avec 29,45% est en position difficile. Le retrait obligé du Front national (16,38%) ne devrait pas lui bénéficier de façon suffisante pour gagner, d’autant que cet électorat reste, sur ce secteur, encore incertain et volatile. Là aussi les abstentions restent faibles : 33,11%.

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Le canton resterait acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


Isle-Manoire : le Front national s’invite à table

AUZOUAu soir de 22 mars, le binôme communiste Jacques Auzou et Marie-Claude Varaillas, avec 43,51%, est en position très favorable. Les voix socialistes (18,91%) lui sont acquises. Sur ce canton, toutefois, le Front national (20,18%) devance les socialistes et l’UMP (17,40%). Socialistes et UMP ne peuvent figurer au second tour. L’abstention, quoique plus importante (41,58%) est structurelle et ne devrait pas se modifier de façon sensible au second tour. Ce sera donc un duel entre le Parti communistes et le Front national qui est proposé aux électeurs.

Logo PCFLe canton resterait acquis à la gauche et au Parti communiste.


Lalinde : la guerre des droites

MATTERAMORTEMOUSQUEAu terme du premier tour, le binôme du Parti socialiste constitué de Marie-Lyse Marsat et Serge Mérillou recueille 31,12%. L’Union des démocrates de la Dordogne avec Véronique Capdeville et Dominique Mortemousque, avec 23,44% sera au second tour. Le Front national, malgré ses 16,99%, n’atteint pas le seuil des 12,5% et se retirera.

Le candidat sortant Modem, Marc Mattera avec son binôme Christine Fayol, recueillent 13,17% et ne figureront pas, non plus, au second tour. La consigne de vote  de Marc Mattera sera à examiner de prés tant sa personnalité reste déterminante dans l’issue de ce second tour. Son soutien pourrait être conditionné par une place éligible sur la liste de droite aux prochaines élections régionales. Front de gauche (9,09%) et Divers gauche (6,19%) conforteront le score socialiste.

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Le canton pourrait, à l’issue d’un score serré, passer de la droite à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


Montpon-Ménestérol : la gauche entre deux droites

Pour le second tour on devrait assister à une triangulaire entre le Parti socialiste (35,02%) – Corinne de Almeida et Jean-Paul Lotterie –, le Front national (29,35%) et l’Union des démocrates de la Dordogne (28,06%) – Pierre de Cumond et Corinne Gimenez. Une triangulaire qui verrait, avec l’apport des voix du Front de Gauche (7,58%) consacrée la victoire la gauche. L’abstention (44,14%) offre aussi au Parti socialiste une réserve de voix.

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Le canton resterait acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


Pays de La Force : l'étiquette ne fait pas le bon vin

DSC 0059Le binôme de l’Union de la gauche de Armand Zaccaron (Communiste qui se présente sans étiquette) et Colette Veyssière, avec 49,78% à l’issue du premier tour se retrouvera face au Front national qui recueille 30,58% des voix alors que l’UMP – Evelyne Lauvrière et Nicolas Morand-Monteil – atteint le score de 19,64% et doit se retirer. Le taux d’abstention (44,24%) offre quelques réserves qui devraient avant tout bénéficier à l’union de la gauche.

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Le canton resterait acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti communiste.


Pays de Montaigne et Gurson : avantage à Droite

DSC 0120L’Union des démocrates de la Dordogne avec son binôme Thierry Boidé et Christel Defoulny arrive en tête au soir du premier tour avec 40,66%. Les socialistes Fourcaud et Pascale Pénisson recueillent 28,65% et le Front national, avec 24,53% se maintient au second tour. On assistera, au second tour, à une triangulaire favorable à l’Union des démocrates de la Dordogne. L’abstention (41,19%) pouvant être, pour la gauche, une réserve de voix et le Front de gauche (6,06%) d’un indispensable secours. Mais, sera insuffisant pour que la gauche rattrape son retard.

Le canton resterait acquis à la Droite.

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 Périgord central : Une succession rassurée

NARDOU-VEYSSIÈRELe binôme socialiste de Thierry Nardou et Marie-Claude Veyssière (34,22%) est en position favorable pour le second tour. Les voix du Front de gauche (10,6%) et des divers gauche (7,13%) devraient lui être acquis. A droite, L’Union des démocrates de la Dordogne (26,47%) devra faire avec le maintien du Front national qui recueille 21,58%. C’est donc une triangulaire favorable à la gauche qui se présente. Traditionnellement à gauche et avec le retrait du socialiste Jean-Pierre Saint-Amand qui avait été élu au premier tour en 2011, le binôme réussit plutôt bien son entrée.

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Le canton resterait acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


Périgord vert et Nontronnais : la prime au sortant

Ce dimanche 22 mars, le binôme socialiste de Pascal Bourdeau et Juliette Nevers atteint les 36,35%. L’union des démocrates de la Dordogne avec Béatrice Cibot et Jean-Pierre Porte recueille 31,09% et le Front national (20,48%) loupe de trois voix son maintien au second tour.

Ce sera donc, pour le second tour, un duel entre gauche et droite républicaines. Le binôme socialiste peut compter sur les voix du Front de gauche (12,08%). L’abstention, sur ce canton, est plus faible (35,19%) ce qui laisse peu de réserves pour les candidats au second tour. La position des électeurs frontistes est déterminante. Electoralement parlant, l’électorat Front national entend sanctionner le pouvoir en place sans pour autant cautionner les autres partis d’opposition. On peut concevoir pour ce second tour une abstention importante, un déplacement marginal sur les candidats de la droite républicaine et un déplacement extrêmement marginal sur un candidat de la gauche républicaine.

Ceci met au second tour et au coude à coude les deux binômes issus de la gauche et de l’Union des démocrates de la Dordogne. Toutefois, on peut considérer un léger avantage aux candidats de la gauche, dont un, Pascal Bourdeau est sortant. Ce serait la prime au sortant.

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Le canton pourrait rester acquis à la gauche et plus particulièrement au Parti socialiste.


Périgueux 1 : l’effet Audi

MOSSION-MASur ce canton, au soir du premier tour, Laurent Mossion et Natacha Mayaud de l’Union des démocrates de la Dordogne, avec 38,17%, sont en position favorable. Marie Moulènes et Moustapha Moutawakkil, le binôme socialiste, recueillent 29,77%. Les candidats du Front national, avec 15,97%, ne peuvent se maintenir au second tour.

Pour le second tour, le Parti socialiste peut compter sur le report des voix du Front de Gauche (9,07%) et des Divers gauche (7,02%). Un report qui n’est pas acquis au terme des rapports entretenus localement entre le Parti socialiste et les autres partis de gauche. Les voix sans candidat du Front national ne se porteront pas sur les socialistes et guère sur des candidats UMP qui, individuellement, ne partagent pas les idées du FN, et ne s’en cachent pas. L’abstention plutôt au bénéfice de la gauche, par ailleurs, est importante : 45,51%. Laurent Mossion et Natacha Mayaud bénéficient toutefois de l’effet Audi  élu maire de Périgueux il y a un an et qui a mené une campagne active pour ses deux adjoints. Le duel sera vif et les résultats dans un mouchoir de poche.

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Le canton devrait rester acquis à la droite.


Périgueux 2 : l'homme par qui la victoire arrivera

LARENAUDIELe binôme UDI de Thierry Cipierre et Joël Huth a recueilli à l’issue de ce premier tour 32,96%. Le binôme socialiste de Richard Bourgeois et Delphine Labails, 27,53%. Le Front national, avec 16,09% ne peut se maintenir au second tour.

Ce sera donc un duel en bonne et due forme. L’UDI devra négocier avec le binôme Divers gauche de Jean-François Larenaudie et Annick Ignard. Ce ne sera pas le plus facile. D'autant que les socialistes comptent faire de même mais ils ont d'autres atouts. L’électorat frontiste se retrouvera difficilement dans le binôme Thierry Cipierre et Joël Huth. Reste l’abstention : 44,49%. Plutôt à gauche. Un duel difficile qui laisse un léger avantage au binôme socialiste et dont l'éventuelle victoire sera à l’arraché.

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Le canton devrait être acquis par la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Ribérac : la gauche prend sa revanche

favardBAZINETLe binôme socialiste de Didier Bazinet et Nicole Gervaise a recueilli 40,19% ; le binôme de l’Union des démocrates de la Dordogne de Marie-Luce Bordier et Patrice Favard atteint les 33,03% ; le Front national avec 19,18% est éliminé ; le Front de Gauche avec 7,6% ne sera pas présent au second tour. L’abstention est de 34,36%.

Ce sera donc un face à face entre gauche et droite républicaines. Le Parti socialiste peut compter sur le Front de Gauche mais ne peut s’appuyer sur les abstentionnistes (34,37%). Là encore c’est l’inconnu du vote des électeurs du Front national qui est posée. Une légère mobilisation supplémentaire de l’électorat à gauche peut conforter les résultats. La droite républicaine a vraisemblablement fait le plein de ses voix. Sauf de voir un report massif des voix du Front national vers elle au second tour, elle n’aura pas réussi à transformer l’essai réalisé lors des dernières municipales.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Saint-Astier : un homme et une femme

monmarson2015MARTYA l’issue du premier tour on va assister à un face à face entre le binôme « divers droite » – Elisabeth Marty et Pascal Protano – et le binôme socialiste incarné par Jacques Monmarson et Véronique Chabreyrou. Ce sera une bataille millimétrée par le résultat du premier tour : à droite, 34,68% et, à gauche, 33,32%. Le Front national, avec 19,46%, n’atteint pas les 12,5% et doit se retirer. Reste le Front de Gauche qui, avec 12,54%, tient la victoire des socialistes entre ses mains. Les abstentionnistes, au premier tour, représentaient 38,30%. On peut encore mobiliser mais surtout à gauche car la campagne de la droite a été très active. Jacques Monmarson qui avait très mal vécu son échec municipal semble en situation pour être élu Conseiller départemental au soir du second tour.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Sarlat-La-Canéda : toute la gauche

Au soir du premier tour, le binôme socialiste – Jean-Fred Droin et Maryline Flaquière – enregistre 35,74% ; le binôme de l’Union des démocrates – Marie-Louise Margat et Philippe Melot – 31,26% ; le Front national, avec 19,88% ne peut se maintenir ; le binôme divers gauche Annick Le Goff et Marcel Yemsi, avec 13,12%, aussi.

Ce sera donc, le dimanche 29 mars, un duel entre gauche et droite. Les socialistes bénéficieront du report des « divers gauche » et, peut être d’une meilleure mobilisation (abstention de 42,41% au premier tour). La droite ne peut compter que sur un report improbable des voix frontistes.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Sud-Bergeracois : pied de nez du Front national à l’UMP

Arrivé au premier tour avec 33,56% le binôme socialiste Sylvie Chevallier et Henri Delage semble en bonne position pour le second tour. D’autant que le Front national sera présent au second tour avec 28,82% ainsi que l’UMP avec Maurice Bardet et Oriane Latourte avec 23,05%. Front de gauche (5,77%) et écologistes (8,80%) devrait conforter l’équipage socialiste. Cette triangulaire sera assassine pour l’UMP laquelle, dés lors, ne pourra battre le Parti socialiste.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Terrasson-Lavilledieu : recherche victoire désespérément

GAUTHIERSur ce canton, au premier tour, la gauche – Régine Anglard et Michel Lajugie - enregistre un score inespéré : 41,06%. Le candidat sortant ne se représentait pas, la situation politique nationale et la nouvelle donne permettaient à la droite de s’affirmer. Sous l’étiquette Divers droite, Frédéric Gauthier et Marie-Claude Ferber enregistrent un score de 28,58% ; le Front national s’assure 20,10% mais ne peut figurer au second tour. Un binôme divers gauche a retenu 10,26% et devrait améliorer de façon notable le score des socialistes au second tour. L’abstention (40,71%) peut constituer une réserve, mais de façon marginale. La droite, de son côté, semble avoir fait le plein de ses voix et ne peut espérer qu’un report des voix frontistes sur ses candidats ce qui est peu probable. Le bastion municipal de Terrasson, à droite depuis 1989, reste assiégé par la gauche et n’arrive pas à transformer hors les murs sa partition. 

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Thiviers : un sourire peut faire le printemps

Le binôme socialiste Michel Karp et Colette Langlade recueille, au premier tour, 42,15%. Le binôme UMP constitué de Jean-Marc Buisson et Isabelle Hyvoz aligne 27,37% alors que le Front national est exclu du second tour avec 18,69%. Le Front de gauche, présent, enregistre 11,79%. Les absentions sont dans la moyenne (34,95%) et sont une réserve faible de voix. Les personnalités socialistes traduisent une implantation qui dépasse les clivages idéologiques et s’appuient sur une grande proximité avec l’électorat. Le duel du second tour est largement favorable aux socialistes.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Trélissac : les trois surprises du chef

DSC 0020Première surprise, le binôme communiste constitué de Francis Colbac et Méloé Colbac-Beauvieux est mis en difficulté (24,25%) par le binôme socialiste de Christelle Boucaud et Frédéric Dobbels (28,26%). Les deux autres surprises sont l’élimination de l’UMP et de son binôme, Nicolas Coûte et Amélie Léger (16,88%) mais aussi le résultat du Front national lequel, avec 18,36%, devance l’UMP. Les candidats Divers droite Anne Galy et Pierre Maly (12,26%) sont écartés de la seconde joute électorale.

Dés lundi matin, "les amis" de Francis Colbac, socialistes de préférence, lui demandaient de se retirer comme au bon vieux de l'union de la gauche.

Ce lundi, à 18 heures et par un communiqué de presse Francis Colbac annonçait son retrait. Les socialistes se trouvent désormais seuls en lice. Le scrutin est maintenu mais l'issue est ainsi connue d'avance.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, mais passerait du Parti communiste au Parti socialiste.


Vallée de la Dordogne : la politique est un long fleuve tranquille

DSC 4494Le binôme socialiste constitué par Germinal Peiro et Brigitte Pistolozzi retient, au premier tour, 46,49% ; le binôme de l’Union des démocrates de la Dordogne avec Jean-Pierre Bouchard et Marie Praderie recueille 23,23% ; le Front national, avec 20,89% est éliminé ; le binôme divers gauche de Pierre Fabre et Nadège Tricard enregistre 9,39%. Pour les socialistes le duel devrait être à leur avantage. La victoire de Germinal Peiro lui ouvrira la voix à la présidence de l’assemblée départementale.

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Le canton devrait rester acquis à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste.


Vallée de l’Isle : priorité à droite

SICRE-TRIQUARTL’Union des démocrates, avec Paulette Sicre-Doyotte et Stéphane Triquart arrive en tête au soir du premier tour avec 29,72%. Le binôme socialiste enregistre - Carline Cappelle et Jean-Michel Magne - 25,80% et le Front national avec Laurent Lauriou et Elisa Saëz se maintient avec 21,68%. Le Front de gauche (12,41%) et le binôme divers droite de Jean-Luc Gross et Sylvie Yon (10,39%) sont éliminés.

Pour le second tour, ce sera une triangulaire (Parti socialiste, Union des démocrates et FN) dont il est bien difficile de connaître l’issue. Si le Front national ne peut raisonnablement pas prétendre à la victoire, le duel sera entre L’union des démocrates et le Parti socialiste. Les premiers devraient bénéficier du report des voix du binôme divers droite ; les seconds devraient bénéficier du report des voix du Front de gauche. Mathématiquement, l’Union des démocrates devraient monter sur le podium avec une poignée de voix de différences.

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Le canton pourrait passer de gauche à Droite.


Vallée de l’homme : elle s’appellera Nathalie

FONTALIRANnathalie-manet-carbonniereLe binôme socialiste constitué de Nathalie Manet et Christian Teillac (26,09%) bénéficie, au premier tour, de la division de la Droite. Cette dernière disperse ses voix entre un binôme UMP – Nathalie Fontaliran et Jean Montoriol – (23,07%) et un binôme divers droite – Danièle Gouaud et Laurent Mathieu – (18,92%). Le Front national avec ses 16,09% n’est pas présent au second tour. Le front de gauche (9,26%) et les écologistes (6,56%) non plus.

Le face à face entre socialistes et UMP s’annonce extrêmement serré. Le contexte local est particulièrement brouillé par des querelles internes, au Parti socialiste comme à l’UMP. Mais, c’est surtout à droite que les cicatrices ne sont pas refermées. Une éventuelle défaite sera la conséquence de la désunion. Sans un report massif des voix du binôme dissident, Nathalie Fontaliran ne peut prétendre être élue. C’est aussi dans le vote frontiste que se trouve la réponse à cette élection. Là encore, on peut penser que même marginal, il sera favorable au candidat de l’UMP. La gauche ne peut compter que faiblement sur une mobilisation plus importante de son électorat (36,32% d’abstention) pour améliorer son score.

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Le canton pourrait passer de gauche à Droite.

Texte : Pascal Serre

Crédits photos : Pascal Serre / UMP / PS.

Note : pourcentages par rapport aux suffrages exprimés


 

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La visite à la Péniche

macron perigueuxA Périgueux, rarement visite de président de la République a été aussi fade que celle de Emmanuel Macron. De Poincaré à Hollande, chacun s’en était allé du traditionnel bain de foule. Pour Emmanuel Macron, nous avons, de loin, contemplé une visite virtuelle sur une péniche qui avait pris l’eau quelques semaines auparavant.

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