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Daudou-Cornet : arènes sanglantes

DAUDOU-260912En se déclarant candidat aux prochaines municipales de Périgueux de mars 2014 quelle que soit la décision de l’UMP Jean-Paul Daudou brûle ses vaisseaux et joue son va-tout. Philippe Cornet, son rival, pris de surprise, engrange les soutiens. Nous étions à 24 heures de la mort de Philippe Cornet et du tsunami émotionnel causé par cette tragédie. Entre actualité, histoire et mémoire, les écrits tanguent.

L’UMP de Périgueux se déchire. Qui portera l’estocade fatale ? Le dernier bureau politique de l’UMP de Dordogne a vu s’affronter Jean-Paul Daudou et Philippe Cornet (voir Sud-Ouest). Le premier a claqué la porte et s’est rendu derechef au journal Sud-Ouest pour exprimer sa décision. Philippe Cornet un temps déstabilisé par la déclaration publique de son concurrent n’a pas cessé tout au long de la semaine passée d’engranger les soutiens et s’est assuré sur la situation de la commission nationale d’investiture. Sa présence au côté de François Baroin, quelques jours auparavant, avait vraisemblablement alerté et chagriné Jean-Paul Daudou.

Philippe Cornet devrait être investi

Jérôme Peyrat, président départemental dont on connaît la rondeur d’esprit ne s’en est pas ému et s’en remet avec une prudence tactique aux instances nationales dont il peut être assuré de la décision. En disant que « Les Périgourdins sont très légitimistes, ils n’aiment pas la dissidence » on comprend que c’est Philippe Cornet qui devrait naturellement être retenu et imposé aux militants locaux désarçonnés.

CORNET-CONSEIL-MUNICIPAL-2012

Jean-Paul Daudou n’est pas marginal qui veut

La récidive de Jean-Paul Daudou à ne pas être présent au traditionnel banquet du 18 juin si il n’était pas investi n’a pas été apprécié par beaucoup de « compagnons » et l’a posé davantage en marginal et fauteur de trouble. L’homme n’a pas mesuré que les temps avaient changé et que le gaullisme d’antan, les réseaux établis par Yves Guéna il y a cinquante ans n’étaient plus de mise. Un Yves Guéna dont la lettre de soutien à Jean-Paul Daudou relève plus de l'amitié consignée dans le passé que de la tactique politique. Le fin stratège du futur a cédé devant la fidélité du devoir de mémoire. On ne peut, non plus, oublier que le compagnon de route du général de Gaulle n'a jamais totalement reconnu Philippe Cornet dans sa famille politique, ce dernier ayant tout d'abord milité dans la Droite traditionnelle avant de rejoindre le RPR. 

DAUDOU-PRESSE-26092012

L’estocade viendra de l’abstention

L’observateur peut se demander si cette bataille n’est pas, avant tout, une rivalité d’égos. Une explication qui par sa cruelle vérité – étymologiquement cela signifie « ne penser qu’à soi-même » - sera contestée par les prétendants. Il leur appartiendra de s’en expliquer devant leur troupe et leur électorat. Dans cette guerre quel est l’intérêt pour l’UMP et pour l’alternative démocratique attendue par les Périgourdins ? La division n’est jamais la meilleure façon d’aborder son électorat et sert toujours le camp adverse. Stratégiquement et tactiquement c’est se tirer une balle dans le pied. Quoiqu’il advienne dans les mois suivants, la plaie ne se résorbera pas totalement et la cicatrice toujours visible ne facilitera pas les incontournables alliances. Les « compagnons » attendaient autre chose qu’une dévastatrice querelle. Ils craignent qu’à cette corrida à deux têtes l’estocade ne soit portée par une abstention massive.

Pascal SERRE - Crédit photos : L'Esprit Périgord
Article rédigé quelques heures avant le suicide de Philippe Cornet.  


 

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Les gazouilladesde Pascal Serre

Les larmes de Marianne

MARIANNE copie 2Même si l’automne frappe au carreau, entre le Pont de Beynac et la galerie Montaigne à Périgueux, les élections européennes passées et à six mois des élections municipales, je ne parviens pas à quitter mon hibernage politique. Et finalement, je m’y repose des coups bas, des trahisons et des hypocrisies. La politique, c’est toujours entre vice et vertu. Parfois les deux constituant les deux jambes de l’initié quitte à faire pleurer Marianne.

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