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Les Marcheurs au travail

En ce premier samedi d’octobre, une trentaine de « marcheurs » se sont retrouvés avec les parlementaires de la macronie locale, à Saint-Pierre-de-Chignac, pour débattre sur les prochaines élections municipales. Il s’agissait de définir le rôle d’un élu progressiste en Dordogne. Un face à face qui démontrait que les pratiques de l’ancien monde n’avaient pas disparues et que, même, certaines avaient du bon. Si la transition énergétique et le climat furent souvent avancés, celle concernant la gouvernance des municipalités prenait le pas. Comment renouer le lien coupé entre les élus et les citoyens ?

On en revient à la pratique du radicalisme tant critiquée et qui revient sur le devant de la scène politique

L’auditoire, le plus souvent novice à l’exercice du pouvoir, fit une différence entre les communes urbaines et les communes rurales. Dans ces dernières, le sondage est dans la poignée de mains et la capacité de répondre aux petits désordres de voisinages ou malheurs familiaux. C’est le cas en Dordogne. On en revient à la pratique du radicalisme tant critiquée et qui revient sur le devant de la scène politique.

On n’est pas surpris que La République en Marche ne soit présente que sur quelques villes urbaines se comptant sur une main. Tout comme les parlementaires insistèrent sur le rôle et l’importance de l’intercommunalité qui au lieu de réduire le mille feuilles l’a développé et à rendu moins lisible l’action locale pour des administrés souvent perdus dans les méandres des compétences.

Entre deux élections il ne doit pas y avoir d’isolement et d’autocratie dans la vie municipale

Les « Marcheurs » ont exprimé avec une belle authenticité et candeur leurs visions du rôle qu’ils souhaitent mener : écouter, débattre, proposer. L’aspect que l’on quilifera d’humaniste a été souvent mis en avant. Entre deux élections il ne doit pas y avoir d’isolement et d’autocratie dans la vie municipale. De louables intentions qui risquent de s’étioler dans un monde nouveau qui a conservé ses pratiques anciennes.

Plus largement, les « Marcheurs » considèrent ne pas avoir de visibilité locale et si ils admettent que ces élections seront analysées en terme d’implantation de leur mouvement, celle-ci passant par des accords avec les femmes et les hommes de bonne volonté, ils mesurent combien leur démarche a ses écueils et ses limites. Des « marcheurs » qui se refusent à voir dans leur engagement une quelconque ambition personnelle et un carriérisme politique. Un véritable nœud gordien que l’épreuve de la campagne électorale va révéler et enflammer.

Un scrutin en guise de test grandeur nature

Les enjeux départementaux et le poids de La République en Marche en Dordogne sont avant tout sur la ville de Périgueux où son candidat Patrick Palem est en bonne position pour réussir dans un contexte de division autant à droite qu’à gauche. Toutefois, il serait très hasardeux de vendre la peau de l’ours avant de… Antoine Audi est un homme de ressources bien accordées et au sens politique averti. Dans tous les cas, de toutes les façons, La République en Marche fera son entrée au conseil municipal de Périgueux. Sur Bergerac, l’alliance entre La République en Marche soutenant une partie de la gauche casse les codes et trouble les esprits et les pronostics. Sur les rives de la Dordogne, la politique est un sport pour initié. A Trélissac, la liste sera-t-elle assez performante pour battre l’indévissable Francis Colbac ? Rien n’est certain si ce n’est l’entrée dans le conseil municipal d’une opposition résolue mais constructive. A Boulazac, on se dirige vers un accord avec Jacques Auzou qui accepterait la présence de 3 ou 4 macronistes comptatibles. Au Bugue, Pierre Bauwens ne manque pas d’énergie et l’espace est plutôt ouvert avec le retrait du maire sortant. A Sarlat, Jean-Jacques de Péretti, Macron compatible n'a pas avancé ses pions. A Nontron, Martial Candel devra faire ses preuves en terre socialiste. Dans la plupart des communes de Dordogne La République en Marche n’a pas de candidat, même si certaines compatibilités sont nées mais demeurent diffuses et confuses.

Ne cédant pas au militantisme traditionnel, sans corpus idéologique lisible, sans structuration visible et surtout sans réseaux locaux implantés d’assez longue date, La République en Marche ne devrait pas, en Dordogne, bouleverser la carte électorale qui présidera aux prochaines élections sénatoriales en septembre 2020 qui pourraient voir la reconduction de Bernard Cazeau, ancien socialiste devenu macroniste.

Texte et photo : Pascal Serre


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Les gazouilladesde Pascal Serre

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MARIANNE copie 2Même si l’automne frappe au carreau, entre le Pont de Beynac et la galerie Montaigne à Périgueux, les élections européennes passées et à six mois des élections municipales, je ne parviens pas à quitter mon hibernage politique. Et finalement, je m’y repose des coups bas, des trahisons et des hypocrisies. La politique, c’est toujours entre vice et vertu. Parfois les deux constituant les deux jambes de l’initié quitte à faire pleurer Marianne.

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