1. Skip to Menu
  2. Skip to Content
  3. Skip to Footer

Périgueux : Le couac des héritières

Après avoir réglé avec finesse la brutale disparition de son principal opposant Michel Moyrand ne pouvait imaginer que la scission de ses opposants éclaterait au grand jour, en public et, de surcroît en conseil municipal, le premier qui suivait l’entrée en période de deuil d’une ville profondément marquée par le drame du suicide de Philippe Cornet. Les protagonistes de cette passe d’armes, Elisabeth Dartencet et Marie-Christine Sanjuan, la première ayant depuis longtemps choisi la candidature de Philippe Cornet, la seconde ayant opté pour le fidèle Jean-Paul Daudou, n’y sont pas allées par quatre chemins. L’objet de la querelle a été le siège vacant de Conseiller communautaire  Pour Michel Moyrand le breuvage était si sucré qu’il était contraint de suspendre un temps l’assemblée municipale pour que les deux candidates se mettent d’accord. A la reprise des travaux chacune devait maintenir sa candidature. Résultat : Elisabeth Dartencet recueillait 7 voix ; Marie-Christine Sanjuan 1 voix ; la majorité à la fois médusée et réjouie votant blanc ou nul.

DAUDOU-CORNET

Les « amis de Philippe » face aux « partisans de Jean-Paul »

Mais qui sont ces deux héritières qui se disputent l’héritage de Philippe Cornet ? Elisabeth Dartencet et Marie-Christine Sanjuan ont été élues en 2001 dans l’équipe de Xavier Darcos puis réélue en 2008, cette fois dans l’opposition autour de leur leader Philippe Cornet. Toutes deux étaient à l’UMP. Elisabeth fut une conseillère municipale jugée par beaucoup comme courtoise mais présentant une énergie politique de salons ; Marie-Christine Sanjuan, maire-adjoint chargée de l’enfance, de la famille et des relations inter-générations devait entamer une action soutenue et affirmer une personnalité aux solides convictions. Les deux femmes ont des caractères et une vision de l’engagement municipal rigoureusement différents. Si Elisabeth Dartencet devait succomber à la flamboyance chaleureuse de Philippe Cornet, Marie-Christine Sanjuan préférait le laborieux ordonnateur des deniers publics, celui qui incarnait de toute évidence une sorte de commis de l’Etat sommairement qualifié de rond-de-cuir. Ces derniers mois le fossé s’était creusé au grand désarroi des deux femmes qui voyait s’affronter leur « poulain » sous les yeux d’une majorité municipale finalement en retrait et rassurée par cette division presque consommée.

DARTENCET-02jpg

Aucune ne devait renier ses convictions et ses amitiés

Elisabeth Dartencet s’appuyait sur l’UMP où elle siège au bureau départemental alors que Marie-Christine Sanjuan s’offrait une indépendance d’esprit qui lui convenait fort bien. Les bonnes convenances et l’intelligence politique voulaient que ces dissensions fussent contenues, contrôlées. Les jours précédents la disparition de Philippe Cornet qui avait réussi au sein de son groupe de maintenir une paix fragile et sourcilleuse la tension avait augmenté. Si Elisabeth Dartencet se faisait cauteleuse, Marie-Christine Sanjuan ne manquait pas de décocher ses flèches toujours bien ajustées mais sans que la blessure ne soit trop profonde. Chacune savait que son "poulain" lui réserverait d'autant mieux ses faveurs sur la liste des prétendants qu'elle serait fervent et même ardente dans son rôle de chevau-léger.

MC-SANJUAN

Michel Moyrand encaissera les frais de notaire

Alors que les deux femmes devaient, plus particulièrement, recueillir l’héritage de Philippe Cornet au sein du groupe de l’opposition municipale, elles ont donc entamé une vente aux enchères publiques. Même si Marie-Christine Sanjuan a été sévèrement battue son initiative, quoique en dise Jean-Paul Daudou, n’a put se faire sans qu’il en soit informé et qu’à sa façon il adopte l’adage : qui ne dit rien, consent. On a le plus grand mal à imaginer qu’il en soit autrement.
Pour Elisabeth Dartencet il est tout aussi évident, compte-tenu de sa personnalité plus effacée qu’elle n’a pu s’engager dans ce duel sans l’accord de Jérôme Peyrat dont elle est proche. Les divisions nées des ambitions de Philippe Cornet et Jean-Paul Daudou, le clivage du à la mutation du mouvement gaulliste avec l’effacement progressif de la pensée historique et universel de « l’Homme du 18 juin » au profit d’un pragmatisme électoral et sociétal, les émotions débordantes des « amis de Philippe » et des « partisans de Jean-Paul » sont autant d’ingrédients qui trouvent dans ce « couac des héritières » un aboutissement. Il est fort à parier que ce n’est qu’un avertissement et que seul Michel Moyrand aura à encaisser les frais de notaire ou ceux de Commissaire-priseur de l’héritage laissé par Philippe Cornet. A suivre.

Pascal SERRE


Commentaires  

 
Sanjuan
#1 Sanjuan 18-07-2013 11:09
Merci pour cet article qui démontre que cet incident, non voulu par moi, reste le point de cassure d'un équilibre fragilisé par la mort de Philippe Cornet.
Non, je ne suis pas à l'UMP. Je n'ai pas ma carte.
Je suis une élue de droite sans étiquette et je ne veux pas qu'en tant qu'élue choisie par le peuple, un parti quel qu'il soit puisse avoir la main sur une opposition municipale et faire et défaire une politique qui se doit libre et sans influences ni contraintes. La seule ligne directive doit rester le bien être et le bien vivre des périgourdins.
Aujourd'hui l'opposition municipale se compose des 9 personnes dont 1 Modem, 1 Cap 21, et 2 UMP, les autres ne sont pas encartées et sont des colistiers de l'ancienne liste de M. Darcos de 2008.
Les municipales 2014 nous montreront que dans la vie il faut parfois faire travailler la raison et laisser de côté le cœur.
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Charte des commentaires de lespritperigord.fr

lespritperigord.fr vous ouvre ses pages pour échanger avec la rédaction et les membres de sa communauté. C’est un espace de réaction, de discussion, d'information ouvert aux internautes inscrits. Les intervenants doivent donc répondre aux principes élémentaires du débat :

lespritperigord.fr est seul juge des messages qu’il met en ligne, ou non – y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessous. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant les adresses de contact du site, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

Gardez à l’esprit qu’une attitude posée, polie et respectueuse envers les autres intervenants est toujours préférable pour un échange d’idées.

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n’y ont pas leur place.

Tout contenu contraire à la loi est proscrit : par exemple, l’incitation à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation tout comme la négation des crimes contre l’humanité, ou la justification des actes violents et des attentats. Par ailleurs, les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

Les propos discriminatoires, sous toutes les formes, sont proscrits.

Évitez-le hors-sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations : ils n’apportent rien et peuvent induire en erreur.

Les plaisanteries de mauvais goût et les comparaisons douteuses sont souvent blessantes ou insultantes. Merci de les éviter.

Pour être compris de tous, rédigez des messages lisibles et compréhensibles : pas de langage SMS, de commentaires en majuscules ou en langue étrangère sauf exception.

La répétition d’un même commentaire, assimilée à du spam, n’est pas la bienvenue.

La publicité est également interdite sur lespritperigord.fr. Ne soumettez pas de liens commerciaux.

Il n'est intéressant de proposer aux autres lecteurs des liens que si un commentaire explicite leur contenu. Un lien seul est stérile et peut être assimilé à du spam.

Vous vous engagez à respecter les droits des tiers pour les textes et les images que vous soumettez. Avant de publier un contenu, posez-vous la question: "Ai-je les droits nécessaires pour le proposer ?"

Vous pouvez ne pas être d'accord avec un article de lespritperigord.fr. Expliquez ce qui motive votre commentaire, sans vous montrer agressif. La critique constructive oui ; les insultes non.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, ne lui répondez pas. Utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat. De plus, si le commentaire auquel vous répondez a été modéré, le vôtre peut devenir sans objet et être modéré à son tour.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de lespritperigord.fr moderation@lespritperigord.fr

Toute attitude contrevenant à cette charte peut être passible de bannissement du site.

Vous pouvez poser des questions aux journalistes de la rédaction dans les commentaires. Dans la mesure du possible, la rédaction répond aux interrogations des internautes de lespritperigord.fr

Enfin, souvenez-vous que vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de lespritperigord.fr se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue du débat. Nous sommes seuls juges des messages que nous mettons en ligne ou non.


Code de sécurité
Rafraîchir

Les gazouilladesde Pascal Serre

La visite à la Péniche

macron perigueuxA Périgueux, rarement visite de président de la République a été aussi fade que celle de Emmanuel Macron. De Poincaré à Hollande, chacun s’en était allé du traditionnel bain de foule. Pour Emmanuel Macron, nous avons, de loin, contemplé une visite virtuelle sur une péniche qui avait pris l’eau quelques semaines auparavant.

Lire la suite...

Mes bonnes adresses

AGEMA

IMPRIMERIE-FANLAC