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La Dordogne en version bleu Marine

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Alexandre Bodecot n’a rien du militant Front national transformé en Rassemblement Bleu Marine formaté par un passé toujours qualifié de douteux. Son entrée dans le paysage politique départemental est récente. Il se rappelle comment il a orchestré un déjeuner médiatique à l’occasion des élections législatives de 2012 avec Philippe Cornet de l’UMP avec lequel il entretenait une amitié virile faute d’être politique. Il se rappelle tout autant l’interpellation virulente de Violette Folgado candidate du Front de Gauche lui lâchant : « vous êtes le représentant d’un fascisme décomplexé ! ». Alexandre Bodecot menait sa première campagne. Il devait recueillir sur cette première circonscription un score de 10,5% et celui de 7,81% à Périgueux. Il s’agissait tout simplement de prendre rang dans les prochaines échéances et, notamment les municipales à Périgueux.

Une année de travail pour rassurer, fédérer et agir au grand jour

Après avoir baroudé à la fédération anarchiste ce natif de Milhac-de-Nontron n’était pas un inconditionnel de Jean-Marie Le Pen mais, habile tacticien et fin analyste d’une société en désespérance, il profitait de l’arrivée de Marine Le Pen pour adhérer au Front national en 2004. Il voulait des responsabilités. On lui en a donné. Il a représenté les membres du Front national résidant à l’étranger puis, de retour au bercail, en Dordogne, a été nommé secrétaire de la première circonscription, celle de la vallée de l’Isle et de Périgueux.
Homme du spectacle reconverti dans la restauration à Périgueux il a rapidement pris les marques de la vague bleu marine et se reconnaît très proche de la fille du « patriarche », de Marion, la petite fille, se félicite de l’entrée de l’avocat Gilbert Collard ou encore de l’ancien chevènementiste Florian Philippot.
« En Dordogne, dit-il, le Front national a toujours été présent, mais en veilleuse. La vie politique départementale est trustée par le clientélisme des socialistes et de leurs alliés communistes autant que par les vieux gaullistes aujourd’hui en quête de paternité. Sans leader, depuis une décennie, les idées du Front national recueillent, en Dordogne, dans les scrutins nationaux de plus en plus d’échos. »
Depuis une année Alexandre Bodecot et ses amis ont mené un travail de terrain méthodique et bien calé sur la stratégie nationale de leur mouvement. «  Nous ne sommes plus le grand méchant loup » reprend-il en revendiquant quelques 1 500 adhérents et sympathisants. Et de reprendre : « Malgré les pressions souvent inadmissibles  auxquelles sont soumis ceux qui se reconnaissent dans Marine Le Pen afin de les dissuader de militer et de s’engager nous sommes de mieux en mieux compris et acceptés. » Il est vrai que, depuis une année, les réunions où sont venus les cadres nationaux du Front national ont été le plus souvent suivies d’une très grosse centaine de participants là où avant ils n’étaient qu’une dizaine, une vingtaine tout au plus. 

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Périgueux bleu Marine, un nouveau souffle pour la ville

C’est le slogan de la campagne que Alexandre Bodecot entend mener sur Périgueux avec énergie et dont son égérie, Marine Le Pen, viendra début novembre annoncer le lancement avec les 39 noms tant attendus et qui, déjà, dans le fameux UMPS font l’objet de toutes les supputations. En bon trotskyste rompu aux combats de l’ombre Alexandre Bodecot refuse de citer un seul prétendant prétextant ne voulant privilégier personne dans cette annonce. Mais il assure avoir déjà la liste bouclée. Il en est de même pour le programme qui est aussi secret qu’un Traité de non prolifération des armes nucléaires. Tout au plus glissera-t-il que deux axes sont retenus : la conservation du patrimoine et le désendettement de  Périgueux. Bien sur, comme tous les rivaux du maire sortant, s’attaque-t-il au choix de l’aménagement de la nouvelle maire qui « n’était pas une priorité, a couté cher et a endetté la ville pour deux ou trois générations ». Il aurait préféré que l’on aménage le bas Saint-Front ou que l’on aille plus loin et plus vite dans la revitalisation du centre ville. « Nous avons inscrit des deux points dans notre projet » susurre-t-il. Le leader du Front national à Périgueux se plaint de l’opacité qui entoure l’attribution des logements sociaux et les subventions aux associations. Sur ce dernier point il s’interroge, notamment, sur le financement de l’association France-Palestine dont il ne voit pas l’intérêt pour les Périgourdins. Le feuilleton de la ligne TGV l’amène à étudier le coût des études qui elles, au moins, sont réelles si le projet, dés le départ, avait peu de chance de réussir. « Une danseuse de plus pour Michel Moyrand » conclut-il.

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Une campagne bien huilée et ordonnée

Installée au 226 rue Combe-des-Dames la permanence de campagne est déjà opérationnelle et six militants travaillent à l’affichage, au tractage et à la distribution dans les boites aux lettres avec une organisation tirée au cordeau. Rien n’est laissé au hasard. La dernière opération visant à « sonder » les périgourdins sur leurs attentes est en cours d’analyse. Une cinquantaine de réponses sont chaque jour complétées. « Nous sommes très satisfaits des retours » explique Alexandre Bodecot. Ce dernier réunit sa troupe tous les jours pour maintenir la pression. Début septembre il dévoilera les 15 premiers noms « le noyau dur » comme il dit, le responsable de campagne et de la propagande. Et puis, début novembre il y aura le grand show avec Marine Le Pen : « nous comptons être plusieurs milliers et il nous faut trouver une salle. Ce ne sera pas facile, je le sais, mais il y a des règles démocratiques qui sont valables pour tous… » L’homme est lucide, combatif. Une piqure de rappel avec le ténor et médiatique Gilbert Collard suivra. C’est qu’à Paris on suit de très près cette candidature qui doit marquer l’entrée du Front national dans la vie municipale. A Périgueux bien entendu mais aussi à Bergerac avec Robert Dubois, Sarlat avec Emmanuelle Pujol et Lalinde avec Christiane Cardoso. Selon Alexandre Bodecot, dans une vingtaine d’autres communes rurales il y aura des candidats Front national, le mode électoral permettant des candidatures individuelles ; mais il n’est pas question d’en parler encore aujourd’hui.

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Quel avenir pour le Front national ?

Aux dernières présidentielles et législatives le Front national, en Dordogne s’est imposé comme la troisième force politique dans le département. Il a même régulièrement devancé le Front de Gauche au grand désespoir de ses animateurs.  Aux présidentielles le Front national est passé  de 9,48% en 2002 à 17,01% ; aux législatives suivantes il totalisait une moyenne départementale de 11,27% sur les trois circonscriptions : Robert Dubois à Bergerac avec 14,36% marquait le pas devant l’émiettement des candidatures et se contentait d’une quatrième place , Emmanuelle Pujol avec 10,70% sur Sarlat se plaçait nettement en troisième place, Dominique Halbout du Tanney avec 9,32% sur Nontron prenait lui aussi la troisième place et, Alexandre Bodecot engrangeait 10,5% des suffrage exprimés devançant un Front de gauche et un centre doit aussi dépités que dévastés. C’est avant tout l’effet « Bleu Marine » mais aussi une désespérance de l’électorat qui ne fait plus confiance aux grand mouvements politiques traditionnels autant qu’à l’autisme dont ils font preuve face aux mutations sociétales du pays qui expliquent ces résultats. Il est clair que la diabolisation utilisée comme instrument de marginalisation ou de rejet du Front national est en passe d’avoir disparue ; de même pour le vertueux Front républicain qui, dans la coulisse, n’existe presque plus. Sauf pour les grognards du gaullisme historique. Alexandre Bodecot est droit dans ses bottes : « Bien sur que nous discutons avec certains partis politique ou, plutôt certains leaders locaux qui ont compris que nous sommes un parti fréquentable, avec des militants, des candidats, des programmes et un électorat qui non seulement se fidélise à nos idées mais s’accroît chaque jour davantage. » Quand on évoque un accord entre Philippe Cornet et lui au début du printemps il sourit et lâche : « Philippe était intelligent… » Quand à Jean-Paul Daudou, selon le candidat frontiste de Périgueux « on ne se salut pas »… Et les autres ? « Nous discutons avec Debout la république… échangeons avec les autres mouvements de la droite mais c’est trop tôt pour parler d’entente… Beaucoup de militants et sympathisants UMP se désolent qu’il n’y ait pas d’accord entre leur mouvement et le Front national. » Et la gauche ? « Nous sommes écartés de tout. Et moi, à titre personnel et professionnel je ne suis ni associé ni invité dans la vie municipale…  Les citoyens jugeront de la conception démocratique du maire actuel…»
La Loi électorale et la vie politique ne permettent pas, pour l’instant, au Front national de prétendre gagner de façon significative des élections territoriales, législatives et encore moins présidentielles. Il lui faudrait entrer dans des combinaisons d’appareils qu’il a dénoncé même si, de plus en plus, sous le manteau et par nécessité il s’y refuse moins. Le conquête du pouvoir est au prix du compromis et même de la compromission. Mais pour cela il faut être au moins deux. Lisons Le Prince de Machiavel. Le Front national, même avec des victoires qui ne seront que maigres mais médiatisées comme il se doit, restera marginalisé. Mais il ne faut pas, non plus, écarter des bouleversements sociétaux ou politiques qui pourraient être autant d’accélérateurs à sa toute nouvelle conquête du pouvoir.

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Juste une entrée pour mettre notre nez dans les dossiers

Arpentant les marchés de Périgueux ou de Bergerac et dans une moindre mesure Sarlat on peut relever des petites phrases telles que « Le Front national ? Et pourquoi pas ? » ou encore « Il feront pas pire que les autres » et même « vous verrez, un jour Marine sera présidente ». Si on décrypte tout ceci on peut admettre que ce sont des voix qui vont glisser sur le Front national mais qui, encore, ne l’affiche pas parce que cela ferait « mauvais genre ».
Alors, bien sur, aucune des listes ne parviendra à la majorité nécessaire pour exercer le pouvoir mais ses leader le savent bien et ont pour première ambition tout simplement d’entrer dans les conseils municipaux. Alexandre Bodecot le dit ainsi : «  Nous ferons 15% au premier tour sur Périgueux ; soit on négocie une liste commune pour le second tour soit nous nous maintenons et nous aurons de toutes les façons des élus et un bureau pour travailler et préparer l’avenir. Six ans ça passe vite et là ce sera une toute autre affaire… »  Même position pour Robert Dubois à Bergerac et Emmanuelle Pujol à Sarlat. Quand à Christiane Cardoso à Lalinde et la vingtaine d’autres candidats ce sera un travail de labourage qui doit s’appuyer sur le nouveau visage aseptisé du Front national.

A Bergerac, Robert Dubois a ses entrées mais elles sont tenues secrètes

A Bergerac, Robert Dubois a ses entrées mais elles sont tenues secrètes. La bataille entre deux candidats à droite et les tiraillements dans la majorité du maire sortant laissent au Front national bergeracois un boulevard de négociations… De surcroît c’est dans cette région qu’il réalise depuis des années ses meilleurs scores. « Là aussi, de toute façon, il y aura des élus et on fera notre travail » tranche Alexandre Bodecot. Comme à Sarlat où Jean-Jacques de Peretti raille la candidate mais a laissé certains de ses lieutenants maintenir des contacts au cas ou…

La nouvelle image du Front national pourrait être que de façade

La nouvelle image du Front nationale pourrait être que de façade. Quand on se lance dans un bref voyage sur la toile internet, images et slogans sont, ici, encore, le plus souvent, ceux qui ont fait du Front national la bête noire de la gauche « bobo », de la droite bourgeoise mais aussi des républicains bien rangés de tous bords. Souvent à juste titre. La transition ne semble encore pas achevée et on ne sait plus trop si on vote Front national ou Rassemblement Bleu Marine… Mais qu’à cela ne tienne les dirigeants locaux ont le vent en poupe et assument bien un passé qui n’est plus totalement le leur. Et puis, reprends Alexandre Bodecot « nous avons nos listes achevées, chacune et chacun sait fort bien qu’ils n’aura pas la victoire cette fois-ci, tout juste une entrée pour mettre notre nez dans les dossiers… »

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Il y aura des élus Frontistes

Jusqu’à aujourd’hui personne ne pensait, en Dordogne, qu’il y aurait des listes du Front national à Périgueux, Bergerac ou encore Sarlat. Le Front national disait certains caciques se réunit dans « une cabine téléphonique » et son électorat n’existe pas. Un déni de réalité qui pourrait couter cher aux sortants même si la tradition électorale et sociologique est ici radicale et socialiste matinée des derniers feux d’un communisme jadis triomphant. Un cocktail qui brisera toutefois l’élan local des amis de Marine Le Pen. D’autant, aussi, que les clientélismes installés confortent le pouvoir des sortants et réduisent l’impact du Front national ou de tout ordre parti sans moyens. Le Front national n’a jamais été, aussi, un parti de proximité ancré dans des mandats locaux. Ce n’est ni dans sa culture, ni inscrit dans ses ambitions passées. Sauf que, là encore, les temps ont changé. Le Front national se structure durablement dans les départements, notamment en Dordogne, qu’il commence à avoir des animateurs qui mouillent la chemise et que, cerise sur la gâteau, les citoyens sont au bord de l’implosion face aux désillusions du système politique actuel. 
Une chose est certaine, quelle que soit la capacité qu’aura la droite traditionnelle à répondre aux attentes de son électorat, avec une gauche qui va devoir affronter une probable déroute, le Front national fera entrer des élus dans les trois villes. Il reste à savoir combien, comment et pour quels résultats. Alexandre Bodecot, de son côté, en habile et lucide tacticien est déjà en 2020. Et, en plus, il sait qu’il sera de tous les combats car il a de la vitalité et le goût de l’ordre. Et chez Marine Le Pen c’est plutôt deux bons points. Nous verrons bien en novembre, lors de la venue de la présidente du Front national comment les Périgourdins vont réagir.


Pascal SERRE - Crédit photos : L'esprit Périgord - Front national - Arnaud Loth


Commentaires  

 
Edouard
#1 Edouard 31-07-2013 10:57
"il profitait de l’arrivée de Marine Le Pen pour adhérait au Front national en 2004."
Pour adhérer, ça irait mieux.
Savez-vous qu'il existe des correcteurs orthographiques ?
Pour le style, c'est question de goût.
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